Rachat de Twitter par Elon Musk : pourquoi le risque d’une fuite des utilisateurs est sous-estimé

© Carina Johansen/NTB/AFP

Le vendredi 28 octobre, Elon Musk, l’homme le plus riche au monde, officialisait la nouvelle : il prend les rênes du réseau social Twitter, racheté pour la somme de 44 milliards de dollars américains. L’opération s’inscrit dans ce l’on appelle communément des « fusions et acquisitions » (ou « mergers and acquisitions » en anglais). L’idée est de se grouper avec une autre entreprise ou bien de prendre le contrôle d’entreprise cible pour des sommes souvent colossales. Ces dernières sont mises en avant par les spécialistes en stratégie d’entreprises, qui les mettent en regard d’un nombre de clients à gagner ou de gain en termes de synergies. Les médias, eux, présentent souvent les conséquences sociales du processus.

Dans le cas de Twitter, la moitié des salariés ont été licenciés en une semaine à peine. Plus rarement est évoqué le sort des clients, y compris dans la littérature scientifique. Et pourtant, fin avril, au moment où le fondateur de Tesla faisait part de ses intentions de mettre la main sur la plate-forme et où son conseil d’administration acceptait une première offre, l’outil de surveillance de pages web VisualPing enregistrait une hausse de 82 % aux États-Unis des recherches pour savoir comment supprimer son compte Twitter. Des dizaines des milliers d’utilisateurs, 41 287 pour la seule journée du 26 avril, migraient alors vers le réseau rival Mastodon.

Comme nous l’avons montré plus généralement dans une recherche récente, la réaction des clients, utilisateurs et a...


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