Rachat de Lapeyre par le fonds Mutares : la CGT craint 933 suppressions d’emplois

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Le syndicat CGT du groupe Lapeyre, propriété de Saint-Gobain en passe d'être racheté par le fonds d’investissement allemand Mutares, craint jusqu'à "933 suppressions d'emplois d'ici 2023", des chiffres sur lesquels la direction reste muette.

« Nous ne sommes pas des enfants de chœur. » L’aveu de Marc Tenart, futur Président de Lapeyre, au cours d’un Conseil Social et Économique, annonçait la couleur. Spécialisé dans l’aménagement de la maison, Lapeyre est en passe d’être vendu au fonds d’investissement Mutares, une société connue pour ses rachats d’entreprise en difficulté et les restructurations qu’elle leur impose. Pour Lapeyre, le coût social pourrait s’élever à près de 1 000 emplois supprimés, sur 3 500 salariés. « Nous craignons précisément 112 suppressions en 2021, 753 en 2022 et 68 en 2023 » a détaillé Hervé Grillon, délégué syndical CGT de Distrilap, filiale de Lapeyre qui détient les 124 magasins du groupe. Interrogé par l’AFP, il a également expliqué craindre « la fermeture de 19 magasins et de cinq usines de production (sur 10) »."Un plan social déguisé"Fin novembre, Hervé Grillon avait déjà alarmé sur l’absence d’engagement sur l'emploi. « On craint des plans sociaux. On estime que Saint-Gobain fait faire le sale travail par Mutares », regrettait-il. « En regardant le pedigree de Mutares, je n'ai pas vu une seule entreprise redressée sans casse ».Interrogée par l’AFP, la direction de Lapeyre n'a pas démenti ces chiffres. « Le business plan va être...

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