Rachat d’Opel par PSA : un mariage pour mieux se séparer de salariés ?

Libération.fr

La vente de l’allemand doit être officialisée ce lundi, faisant de PSA le deuxième constructeur européen. Reste à régler la question des doublons de postes…

Les dirigeants de PSA ont dû se coucher tôt dimanche soir. La journée de ce lundi risque, en effet, de ressembler au jour le plus long pour le PDG, Carlos Tavares, et ses troupes. Dès 7 heures du matin, le directeur des ressources humaines devait débuter avec une conférence téléphonique réunissant tous les délégués syndicaux du constructeur, à l’échelon mondial. Suivie, à 7 h 45, d’une autre «conf call» (comme on dit en langage corporate) avec les délégués syndicaux français.

Pendant ce temps, les caméras devaient s’installer dans le grand auditorium situé au rez-de-chaussée du siège de PSA, à un jet de pierre de la place Charles-de-Gaulle, à Paris. Le mariage PSA-Opel devant être annoncé à la presse à 9 h 15 précises.

Pour l’occasion, les petits plats ont été mis dans les grands, puisque Mary Barra, la boss de General Motors, propriétaire d’Opel, doit être présente à Paris. Car dès vendredi, un conseil de surveillance de PSA avait entériné le principe du rachat du constructeur automobile allemand Opel. Cette réunion a mis un terme à deux semaines un peu surréalistes.

Déficits. Dès le 14 février, une fuite venue de New York a révélé, de manière anticipée, les discussions avancées entre les deux entreprises. Le PDG de PSA n’a eu alors de cesse de multiplier les rendez-vous, pour rassurer les dirigeants français, britanniques et allemands mais aussi les organisations syndicales des deux entreprises de l’intérêt de l’opération. A l’issue du conseil de surveillance de vendredi, quelques éléments ont commencé à fuiter, et notamment le prix que serait prêt à payer PSA pour Opel. Il serait compris entre 1,6 milliard et 1,8 milliard d’euros, quand les analystes financiers tablaient jusqu’à présent sur un montant égal ou supérieur à 2 milliards. Le constructeur allemand a néanmoins perdu 15 milliards de dollars (...)

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