"Mon rôle n’était pas de tuer pour tuer" : 30 ans après "Tempête du désert", un officier français raconte sa première guerre du Golfe

franceinfo
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Le 28 février 1991, après une longue campagne de bombardements (100 000 sorties aériennes) et cinq jours d’offensive terrestre, Saddam Hussein accepte sa défaite face à une coalition de 34 pays. En août 1990, l’armée irakienne avait envahi le Koweït, provoquant la réaction des États-Unis et de leurs alliés, parmi lesquels la France, qui envoie au sol 14 000 soldats, engagés au sein de la division Daguet. "Vous vous souvenez du slogan de l’époque ?", demande le général Casanova, qui aujourd’hui commande, à Rennes, la zone de défense ouest. "La guerre aux 100 000 morts", reprend celui qui, jeune lieutenant en 1991, dirigeait un peloton de blindés au sein de l’opération Daguet. "C’étaient les pertes estimées au sein des armées de la coalition, qui regroupaient 700 000 hommes, explique-t-il. Ça voulait dire que, dans mon peloton, quatre ou cinq légionnaires allaient disparaitre."

"Pour les alertes chimiques, on prévenait par coups de klaxon. Lorsqu’on est rentré en France, je me souviens que chaque coup de klaxon me ramenait quelques semaines en arrière."

Le général Casanova

à franceinfo

Trois français trouveront la mort lors de cette première Guerre du Golfe, 300 au sein des alliés. Bien loin des estimations. Les Irakiens, eux, auraient perdu - le chiffre est toujours sujet à caution - entre 25 000 et 100 000 hommes au cours de cette guerre en deux temps. D’abord, il y a "Bouclier du désert", l’opération déclenchée après l’invasion du Koweït par les troupes de Saddam Hussein. (...)

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