"On avait des rêves" : au procès Rançon, Mokhtaria Chaïb revit à travers le témoignage de sa meilleure amie

Catherine Fournier
Au sixième jour du procès de Jacques Rançon, la cour s'est penchée sur l'assassinat de cette jeune femme de 19 ans, tuée alors qu'elle commençait sa vie de femme. 

C'est l'histoire d'une amitié de lycée. Qui commence avec des confidences, des fêtes, des galères de famille et des projets professionnels. Deux jeunes femmes à peine sorties de l'adolescence, mais déjà confrontées à des préoccupations d'adultes. "On avait un avenir ensemble, des rêves, on était à rien d'y arriver, à pas grand-chose, jusqu'au jour où…"

Sabine s'interrompt devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales, mardi 13 mars. Vingt ans plus tôt, le 20 décembre 1997, sa meilleure amie a été retrouvée sur un terrain vague de Perpignan, assassinée et mutilée.

Ma meilleure amie est devenue l'affaire Mokhtaria Chaïb.

Sabine

devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales

"Mokhta", comme elle l'appelait, est devenue l'un des noms des disparues de la gare de Perpignan, une affaire pour laquelle Jacques Rançon est jugé depuis six jours. La jeune femme de 19 ans a croisé la route du quadragénaire alors qu'elle rentrait dans sa petite chambre universitaire. "Elle adorait dire 'je rentre chez moi'", témoigne son amie, qui raconte ses efforts pour s'émanciper de sa famille et d'un père qui voulait la marier en Algérie.

"Enfant rejetée par son père"

Une enquêtrice de personnalité confirme un peu plus tard à la barre l'enfance difficile de la victime, ballottée de foyer en foyer après la mort de sa mère quand elle avait 2 ans. (...)

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