Le rêve de fortune des travailleurs vietnamiens expatriés

CARL COURT/GETTY IMAGES/AFP

“Tam, un Vietnamien de 32 ans, travaille à Taïwan depuis dix ans, et il ne souhaite pas retourner au Vietnam, car il redoute de ne pas y trouver un bon travail”, écrit Vietnam Express dans un reportage sur les travailleurs vietnamiens expatriés. Comme Tam, ils sont nombreux à préférer rester à l’étranger du fait d’un marché de l’emploi dans leur pays d’origine peu attractif.

La décision de Tam de quitter le Vietnam remonte à l’époque où, après ses études, il a eu du mal à trouver un emploi bien payé. “Avec l’aide financière de sa famille, il a payé un intermédiaire 100 millions de dongs [environ 4 000 euros], afin de trouver un emploi à Taïwan.”

Depuis, aucun regret. “En neuf ans, il a économisé assez d’argent pour construire une maison dans son village. Mais il n’y a pas encore séjourné, car il souhaite travailler à l’étranger aussi longtemps qu’il le pourra afin de gagner suffisamment pour une nouvelle vie”, écrit le journal.

Ainsi, Tam confie au journal :

“Au départ, je pensais rentrer au bout de trois ans. Mais j’ai compris que mes économies n’étaient pas suffisantes pour me marier et élever des enfants. Je pense que je resterai à Taïwan pour très longtemps. Je ne sais pas quand je rentrerai au Vietnam. Je ne peux pas y trouver un emploi bien payé.”

Peu de repos, beaucoup d’économies

À Taïwan, il gagne deux ou trois fois plus que dans son pays. En outre, il apprécie le cadre de vie que lui offre l’île, notamment l’environnement. Mais il admet qu’il travaille beaucoup et donc, faute de temps de repos, économise tout ce qu’il gagne ou presque.

En 2021, 45 000 travailleurs vietnamiens sont partis à l’étranger, note le journal. La moitié d’entre eux est allée à Taïwan. Le pays est attractif et le marché de l’emploi dynamique. Il n’est pas trop difficile d’y renouveler son contrat de travail, les conditions de travail y sont bonnes. Le salaire de base est de 25 250 nouveaux dollars taïwanais (environ 20 millions de dongs, soit 870 euros) par mois.

Une situation similaire s’observe au Japon, remarque le journal. Ainsi, Quy, 32 ans, travaille là-bas depuis dix ans. Il espère à terme rentrer au Vietnam même s’il sait que son salaire y sera moins haut.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :