Pour le réveillon du Nouvel an 2022, ce que vous pouvez faire (ou pas)

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Contrairement à l'an dernier, les Français ne sont pas privés de toutes leurs sorties pour ce Nouvel An (photo d'illustration). (Photo: Mixmike via Getty Images)
Contrairement à l'an dernier, les Français ne sont pas privés de toutes leurs sorties pour ce Nouvel An (photo d'illustration). (Photo: Mixmike via Getty Images)

CORONAVIRUS - Cette année, “fêter” la Saint-Sylvestre, chez vous, chez vos proches ou au restaurant, sera possible, mais avec modération. Si Emmanuel Macron -qui s’exprimera à 20h pour les traditionnels vœux présidentiels au Français- et son gouvernement, ont écarté l’idée d’un couvre-feu comme en 2020, la montée inédite des contaminations liée au variant Omicron a poussé plusieurs préfets à prendre des mesures pour tenter de la limiter. Le tout sans priver donc les Français de toutes les sorties.

En lien avec l’interdiction des grands rassemblements en extérieur, la grande majorité des feux d’artifice, des concerts ou des soirées dansantes organisés par les municipalités, ont été annulés. Le masque est de nouveau rendu obligatoire dans les rues de plusieurs villes (y compris Paris) ou stations de ski et de nombreux bars et restaurants devront fermer leur porte dès 2h du matin.

Pour vous permettre d’y voir plus clair, Le HuffPost fait le point sur les mesures sanitaires en vigueur dans la nuit de ce 31 décembre 2021 au 1er janvier 2022.

“Limiter les grandes fêtes et les grands dîners”

Lors de sa conférence de presse du lundi 27 décembre, ​Jean Castex a une nouvelle fois martelé les recommandations émises par les autorités sanitaires: “Limitons les grandes fêtes et les grands dîners. Portons le masque. Aérons les pièces. Respectons les gestes barrières. Testons-nous”, a-t-il demandé aux Français, les appelant une nouvelle fois à la responsabilité en vue de cette nouvelle soirée festive après Noël.

Vous pourrez donc circuler librement toute la nuit, sans restrictions d’horaires, ni de kilomètres. Aucune jauge n’a été imposée ou recommandée pour les soirées privées, même si le gouvernement et les épidémiologistes appellent les Français à éviter les “grandes soirées” à votre domicile.

En revanche, les grands rassemblements spontanés dans la rue sont interdits et pour les éviter ou les sanctionner près de 95.000 policiers et gendarmes seront mobilisés ce soir en France, a indiqué ce vendredi le ministère de l’Intérieur. Près de 3.200 militaires de la force Sentinelle s’ajoutent au dispositif sur l’ensemble du territoire.

À Paris, dans l’Hérault ou encore en Gironde, les feux d’artifice sont annulés et la consommation d’alcool sur la voie publique interdite. D’autres départements, comme les Alpes-Maritime ou l’Ille-et-Villaine, y ont ajouté des mesures contre la musique en extérieur ou les rave-party. Certains préfets, comme celui du Nord, s’en remettent, quant à eux, “au bon sens de la population”. Dans le Bas-Rhin, un arrêté interdit également la vente et l’utilisation de pétards et de feux d’artifice, très populaires en Alsace et en Allemagne voisine.

Le masque obligatoire en extérieur dans de nombreuses villes

​Le port du masque redevient obligatoire ce vendredi dans les rues de Paris et de plusieurs départements d’Île-de-France pour les plus de 11 ans. Une mesure déjà prise, progressivement depuis la fin novembre, par 34 départements de métropole, selon le recensement de LCI. Cela dans la limite des agglomérations. Il s’agit du Finistère, des Côte d’Armor, du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres, de l’Orne, de l’Eure, de l’Eure-et-Loir, du Val-d’Oise, des Yvelines, du Loir-et-Cher, du Cher, du Nord, de l’Aisne, des Ardennes, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, du Territoire de Belfort, de la Loire, du Rhône, de l’Isère, de la Haute-Savoie, des Landes, du Tarn, de l’Hérault, des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège.

Le masque est également obligatoire dans certains centre-ville, comme à Toulouse ainsi que dans la plupart des stations de ski de Savoie, de Haute-Savoie, de l’Isère et des Hautes-Alpes.

Pour rappel, les cyclistes, les usagers de deux-roues ou les personnes “pratiquant une activité sportive” sur la voie publique ne sont pas concernés. La préfecture de Paris a précisé que “des contrôles réguliers et renforcés” seront mis en place et les contrevenants pourront se voir infliger une amende de 135 euros.

Les boîtes de nuit fermées, fermeture avancée pour tous les bars et restaurants

Pour la deuxième année consécutive, les 1600 discothèques de France seront fermées; elles le seront d’ailleurs au moins jusqu’au mois de février. Les bars et restaurants pourront eux rester ouverts, s’ils souhaitent travailler pour cette soirée du Nouvel an. Cependant, ils devront baisser leur rideau et demander à leurs clients de quitter l’établissement dès 2h du matin dans une quinzaine de départements, dont Paris, le Calvados, les Alpes-Maritimes, ou encore la Charente-Maritime. Le Var a même avancé cet horaire de fin à 1h du matin.

Il y sera également, officiellement, interdit de danser. Reste à voir si la consigne sera respectée dans tous les établissements. L’interdiction de consommer debout dans les bars et cafés n’entre, elle, en vigueur que lundi 3 janvier.

Passer la soirée entre “covidés”, la fausse bonne idée?

C’est une idée pour le moins surprenante mais qui se propage entre groupes d’amis, vu l’ampleur de la population recensée positive en cette fin d’année, le plus souvent avec peu ou sans aucun symptôme de la maladie: passer le Réveillon entre “covidés”.

Pour la Direction générale de la santé (DGS), contactée par Libération, l’un des risques de ce Nouvel An réside dans la rupture des règles d’isolement. “Se rendre chez des amis positifs pour dîner revient à prendre les transports en commun, des taxis, etc.”, énumère la DGS. Autant d’occasions de propager le virus. L’instance propose plutôt de passer la soirée avec des personnes contaminées... qui font déjà partie de votre foyer, plutôt que de vous déplacer.

Les spécialistes sont, eux, plus partagés mais certains ont décidé d’alerter les Français qui auraient cette idée en tête: Pour Yannick Simonin, maître de conférences en virologie à l’Université de Montpellier, interrogé par Ouest France, “c’est une très mauvaise idée”. “Généralement lorsque l’on est infecté, que l’on soit symptomatique ou non, notre système immunitaire génère une réponse immunitaire qui limite le risque d’une infection par le même virus”, explique-t-il au journal. Cependant , il estime que “les risques de réinfection” notamment chez les personnes “ayant le système immunitaire affaibli” n’est pas à exclure. Elles “pourraient développer une forme plus sévère de la maladie”.

À voir également sur Le HuffPost: Veran illustre par les chiffres le “raz de marée” du variant Omicron en France

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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