Réveillon de Noël : les restaurateurs concoctent des plats à emporter

Dès 6 heures 30 du matin, c'est l'effervescence au Bouillon Pigalle, à Paris : 200 menus de fête à 10 euros doivent être préparés. Pour les fêtes, le traditionnel "œuf mayo" est habillé d'une mayonnaise à la truffe. Le plat principal est quant à lui composé d'un suprême de volaille farci aux marrons. Cette année, la dégustation dans le restaurant est impossible ; le menu est à emporter. Même la traditionnelle bûche de Noël se retrouve tranchée ; une première en 34 ans pour le chef pâtissier Stéphane Walus, pour qui c'est un crève-cœur : "On fait de la pâtisserie sous cloche, maintenant". Un repas à distance difficile à gérer Dans un autre restaurant parisien, Le Fitzgerald, le menu est plus gastronomique. Des chefs cuisiniers préparent six plats pour 85 euros ; un menu conçu pour être à la fois élaboré et facile à finir chez soi à l'aide de fiches recettes. Ce repas à distance est difficile à digérer pour les chefs. "On n'a plus ce rapport que l'on avait avec nos clients. [...] Ce qui nous fait rêver, c'est tout simplement l'étincelle qu'il y a dans les yeux des clients quand ils goûtent quelque chose", déplore Lucas Felzine, chef cuisinier.