Première réunion le 18 mars entre l'administration Biden et Pékin

par Michael Martina et David Brunnstrom
·3 min de lecture
PREMIÈRE RÉUNION LE 18/03 ENTRE L'ADMINISTRATION BIDEN ET PÉKIN

par Michael Martina et David Brunnstrom

WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken va rencontrer de hauts représentants chinois le 18 mars durant une escale à Anchorage en Alaska, a annoncé mercredi le département d'Etat, ce qui marquera la première réunion à haut niveau entre Washington et Pékin sous l'administration de Joe Biden.

Cette rencontre, qui aura lieu dans la foulée du premier déplacement international d'Antony Blinken - il est attendu au Japon et en Corée du Sud -, interviendra sur fond d'une campagne engagée par Washington dans le but de solidifier les alliances en Asie et en Europe pour contrer la Chine.

Dans un communiqué, le département d'Etat américain a indiqué qu'en plus d'Antony Blinken, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, Jake Sullivan, prendrait part à la réunion avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le directeur du Bureau de la commission centrale chinoise des Affaires étrangères, Yang Jiechi.

"Il était important pour nous que la première rencontre de cette administration avec des représentants chinois ait lieu sur le sol américain, et après que nous ayons rencontré et consulté étroitement des partenaires et alliés à la fois en Asie et en Europe", a dit la porte-parole de la Maison blanche.

Jen Psaki a ajouté lors d'un point de presse que cette rencontre serait l'occasion de discuter d'un "éventail de questions, dont celles sur lesquelles nous avons des désaccords profonds".

Aucun commentaire n'a été obtenu dans l'immédiat auprès de l'ambassade chinoise à Washington.

L'administration de Joe Biden, investi à la Maison blanche le 20 janvier, s'est engagée à examiner les politiques américaines à l'égard de la Chine, alors que les tensions entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales se sont exacerbées sous l'administration de Donald Trump.

Durant leur premier entretien téléphonique, le mois dernier, Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping sont apparus en contradiction sur la plupart des sujets, bien que Pékin a dit considérer qu'une confrontation serait un "désastre" pour les deux pays.

L'administration Biden considère la Chine comme son principal "test géopolitique", a-t-elle fait savoir plus tôt ce mois-ci.

S'exprimant lors d'une audition mercredi devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Antony Blinken a déclaré que la réunion du 18 mars ne marquerait pas le début d'échanges réguliers à haut niveau avec Pékin comme c'était le cas sous de précédentes administrations, lesquelles ont été critiquées à Washington pour avoir obtenu peu de progrès sur les différends avec la Chine.

"Il n'y a pour l'heure aucune intention de mener une série de suivis. Si des engagements venaient à suivre, ils devront être basés sur le fait que nous constatons des progrès tangibles et des résultats tangibles concernant nos motifs de préoccupation avec la Chine", a-t-il dit.

(avec Doina Chiacu, Andrea Shalal, Patricia Zengerle et Humeyra Pamuk; version française Jean Terzian)