A La Réunion, Emmanuel Macron donne quelques conseils politiques à un enfant de 6 ans

Matthieu Balu
Le meeting d'Emmanuel Macron à La Réunion se transforme en séance participative

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE - En meeting le 25 mars à Saint-Denis après une journée de visite à La Réunion, Emmanuel Macron s'est lancé dans un inhabituel exercice de questions-réponses avec la salle, pour défendre ses "engagements" pour l'île, notamment sur l'éducation et l'agriculture (voir la vidéo en tête de cet article).

"Qu'est-ce qu'il y a? Si vous avez une question, descendez et venez prendre le micro", a soudainement lancé le candidat d'En Marche, interpellé par une voix dans l'assistance du Petit Stade de l'Est. Généralement adepte du monologue, Emmanuel Macron, favori des sondages à 29 jours du premier tour, a ainsi donné un coup de frais à un meeting qui s'annonçait poussif, avec de nombreuses places vides dans des gradins quelque peu assommés par la chaleur étouffante.

Emmanuel Macron a ainsi fait monter sur scène un président d'association inquiet pour la jeunesse de l'île, une jeune chef d'entreprise ulcérée par "les blocages" rencontrés, une "métropolitaine venue travailler à La Réunion" ou un petit garçon de 6 ans s'interrogeant sur la manière dont on "devient président".

Un exercice de spontanéité qui, jure-t-on du côté de l'équipe de campagne, n'était pas préparé, mais a permis à M. Macron de dérouler certains de ses "engagements".

"Je n'ai pas la solution à tous les problèmes et je ne suis pas le Père Noël", a-t-il prévenu, tout comme il avait assuré un peu plus tôt, à sa descente de l'avion, qu'il n'était "pas venu faire des promesses". M. Macron a surtout insisté sur l'éducation, rappelant que "le premier problème c'est l'illettrisme", dans ce territoire "parfois oublié, où les défis sont plus grands qu'en métropole".

"Quand il y a 20% des jeunes qui ne savent pas lire, écrire ou compter proprement, ils ne peuvent pas travailler", a-t-il poursuivi. Il a réaffirmé sa volonté d'avoir 12 élèves par classes en CP et CE1 dans les zones d'éducation prioritaire, ce qui concernerait "quasiment la moitié des élèves" sur l'île.

Travail et...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages