Réunie en sommet, l'Asean se penche sur le cas birman

Le 55e sommet de l'Asean qui débute ce mercredi 3 août à Phnom Penh se tiendra sans la Birmanie. C'est ce qu'ont décidé les ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations d'Asie du Sud-est, dont le Cambodge qui préside l'association.

Force est de constater que le plan en cinq points proposé par le bloc lors du dernier sommet en avril 2021 pour mettre fin aux violences en Birmanie et faciliter un règlement de la crise n'a pas été suivi d'effets. Loin de là, la situation dans le pays a empiré.

Les atrocités commises par la junte, maintes fois condamnées à l'international, ont désormais franchi un cap avec les premières exécutions capitales d'opposants politiques depuis 1988. Et d'autres pourraient suivre. Les experts des Nations unies ont compté plus d'une centaine de condamnations à mort en plus d'un an.

L'exclusion de la Birmanie ne serait pas sur la table. Mais l'indignation pourrait céder la place à des sanctions qui seront formalisées lors du prochain sommet en novembre. Une version de travail de la déclaration commune, obtenue par l'Agence France-Presse, évoque la « profonde préoccupation » de l'Asean, qui appelle les parties prenantes à mener des « actions concrètes » contre le régime militaire.

Voir la junte appliquer une peine de mort pour la première fois en plus de trente ans a constitué un « grave retour en arrière », a réagi le chef de la diplomatie singapourienne Vivian Balakrishnan. En attendant, en ne conviant pas la junte à ce sommet, les partenaires régionaux ont envoyé à Naypyidaw un message clair.


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