Rétribution du streaming musical : changer de répartition serait-il forcément plus égalitaire ?

franceinfo Culture avec agences
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C'est une petite musique de grogne qui se fait de plus en plus insistante depuis l'an dernier : les artistes, fragilisés plus que jamais par la crise sanitaire, se sentent spoliés par les plateformes de streaming musical. Ces dernières sont accusées d'avoir un système de rémunération opaque et inégalitaire qui privilégierait les plus gros artistes au détriment des plus petits.

Mais changer le système de répartition des plateformes musicales, en passant du pot commun aux écoutes par artiste, impacterait peu la rétribution des musiciens actuellement marginalisés. C'est en tout cas la conclusion du Centre national de la musique (CNM) après une étude du cabinet Deloitte.

Comment fonctionne aujourd'hui la répartition des revenus du streaming ?

Aujourd'hui, un abonné qui paye 10 euros mensuels et écoute peu de fois ses chanteurs favoris voit une grande partie de cette somme migrer vers d'autres artistes beaucoup plus streamés (par les abonnés en général). C'est ce qu'on appelle le "market centric" (pro rata des écoutes totales), opposé au modèle théorique du "user centric", qui s'appuierait sur les écoutes individuelles des abonnés.

Les grands gagnants actuels se concentrent dans un cercle fermé de poids lourds comme Drake ou Ariana Grande. La fronde de la majorité des autres (...)

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