Résultats législatives: Wauquiez à nouveau député de la première circonscription de Haute-Loire

Le voilà sorti de sa position en surplomb qu'il entretenait en vue de la prochaine présidentielle. Laurent Wauquiez va faire son retour à l'Assemblée nationale. Il redevient député de la première circonscription de la Haute-Loire ce dimanche 7 juillet, après avoir été élu à trois reprises sur ce même territoire, en 2004, 2007 et 2012.

Au départ, cette victoire semblait promise à Laurent Wauquiez, qui avait légué la circonscription à son ancienne suppléante, Isabelle Valentin, entre 2017 et 2024. Pour autant, l'affaire s'est révélée bien plus délicate que prévu dans cette terre qui s'est largement tournée vers l'extrême droite lors des élections européennes - 39,61% pour la liste de Jordan Bardella, soit 8 points de plus que la moyenne nationale.

Loin de s'envoler au premier tour, l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur a seulement pris une avance d'un peu moins de 2.000 voix sur son adversaire d'extrême droite. Soit 36,80% des suffrages pour lui, contre 34,18% pour ce dernier.

Quel avenir à l'Assemblée nationale?

Arrivée troisième (18,66%), l'écologiste Celline Gacon du Nouveau Front populaire s'était retirée "en républicaine" à l'issue du premier tour. Tout en glissant un tacle à Laurent Wauquiez: "Sa position n’est pas brillante à moins de 40% et seulement 2 points du représentant parachuté."

Si ce dernier s'est évité une défaite qui aurait été lourde de sens pour un candidat putatif à l'Élysée, cette victoire ne répond pas à toutes les interrogations autour de son avenir. Prendra-t-il la tête du groupe LR au Palais-Bourbon? Et pour quoi faire, alors que l'effectif, déjà mince lors de la précédente législature, devrait de nouveau se réduire?

Autant de questions qui sont corrélées plus largement à l'avenir du parti, affaibli par l'alliance nouée par son président contesté Éric Ciotti avec l'extrême droite. La plupart des élus pourraient résister aux sirènes du RN pour qui la perspective d'une majorité absolue est enterré, même en cas de ralliements d'élus LR.

Mais les appels du pied proviennent également du camp présidentiel, Gabriel Attal ayant notamment plaidé pour une "majorité plurielle" dans l'hypothèse où les lepénistes ne remporteraient pas les législatives.

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Article original publié sur BFMTV.com