Résultats législatives: Corbière, Simonnet... Les candidats dissidents LFI largement réélus

Pour eux, le couperet n'est pas passé loin. Alexis Corbière, Hendrik Davi et Danielle Simonnet, trois des quatre députés LFI "purgés" par la France insoumise et qui se sont quand même présentés face à des candidats investis par le mouvement de gauche, ont gagné leur pari lors de ces législatives anticipées.

Ils ont été réélus ce dimanche 7 juillet dans leurs circonscriptions franciliennes et marseillaise. En Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière a été confortablement élu au second tour avec 57,1% des voix, face à la candidate officielle de La France insoumise, Sabrina Ali Benali.

À Paris Danielle Simonnet, solidement ancrée dans le 20e arrondissement, l'a largement emporté face à la syndicaliste Céline Verzeletti, choisie par La France insoumise. La député a récolté 74,19% au second tour après avoir glané 41,87% des voix au premier.

Ils vont être rejoints sur les bancs de l'Assemblée nationale par un nouveau renfort. Investie sous l'étiquette du Nouveau Front populaire par la France insoumise, Clémentine Autain a annoncé son départ du mouvement politique. La députée, qui a été élue dès le 1er tour dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, a annoncé sur LCI qu’elle ne siégerait pas au sein des "Insoumis" mais plutôt à côté des "purgés" à l’Assemblée nationale.

Garrido seule perdante

À Marseille, Hendrik Davi l'a, également, facilement emporté face à un candidat RN. Le candidat investi par LFI, Allan Popelard, s'était désisté à son profit dès le lendemain du premier tour.

Raquel Garrido est finalement la seule dissidente à avoir été battue par l'appareil insoumis. Arrivée troisième au premier tour dans sa circonscription de Seine-Saint-Denis, elle s'est désistée au profit d'Aly Diouara, qui l'a emporté face Aude Lagarde, candidate LR-UDI et maire de Drancy.

"Les urnes ont tranché", estimait dans la semaine Danielle Simonnet lors d'une conférence de presse. L'occasion de régler leur compte avec le patriarche insoumis, qui leur a publiquement reproché un manque de loyauté.

"Un droit de veto"

"Aucun militant n'a pris la décision de nous purger. Je sais qui l'a décidé: Jean Luc Mélenchon", a accusé Alexis Corbière, qui fut longtemps l'un des plus fidèles lieutenants du fondateur de LFI, avant de tomber en disgrâce.

"Jean-Luc Mélenchon a un droit de veto en interne. Il a la possibilité de prendre un crayon et de rayer les noms", a appuyé son épouse Raquel Garrido, ancienne avocate du triple candidat à la présidentielle.

Pour elle, la victoire de son mari s'apparente à un "référendum contre Jean-Luc Mélenchon à Montreuil, qui a été perdu" par ce dernier.

Article original publié sur BFMTV.com