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Résultats législatives: dans le Calvados, Élisabeth Borne remporte sa première élection

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La Première ministre française Elisabeth Borne au QG d'Ensemble à Paris, le 12 juin 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP
La Première ministre française Elisabeth Borne au QG d'Ensemble à Paris, le 12 juin 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Dans une soirée très compliquée pour la macronie, Élisabeth Borne ne s'en sort pas si mal. La Première ministre remporte sa toute première élection ce dimanche soir dans la 6e circonscription du Calvados avec 52,46% des voix. Elle devance Noé Gauchard, le candidat Nupes, qui récolte, lui, 47,54% des suffrages.

Si sa victoire ne faisait que peu de doute, l'heure est au soulagement pour l'exécutif avec une campagne d'entre-deux-tours compliquée pour la macronie.

Une mauvaise prestation le soir du premier tour

Le soir de sa qualification le 12 avril dernier, Élisabeth Borne est d'abord apparue peu combattive lors de sa prise de parole à Paris, ne donnant aucune consigne sur les duels entre le RN et la Nupes au second tour qui concernaient 61 circonscriptions. Elle se contente alors d'indiquer ne "rien vouloir céder" aux extrêmes.

Sous pression et alors que les ténors de la majorité envoient des signaux contradictoires, la cheffe du gouvernement se fend d'un tweet dans la nuit.

"Face à l’extrême droite nous soutiendrons toujours les candidats qui respectent les valeurs républicaines. Notre ligne: ne jamais donner une voix à l’extrême-droite", explique-t-elle.

"Élisabeth Borne fuit le débat"

Localement, l'attitude d'Élisabeth Borne a été fustigée par son adversaire Noé Gauchard. "Élisabeth Borne a peur, fuit le débat. (...) J'ai appris que la Première ministre Élisabeth Borne refusait à nouveau de débattre avec moi alors qu'elle s'y était engagée la semaine dernière", écrit le candidat dans un communiqué publié sur Twitter.

Le 10 juin dernier, quelques jours avant le premier tour, Noé Gauchard avait déjà interpellé Élisabeth Borne sur un marché du Calvados pour lui demander un débat télévisé. "Je n'ai pas le temps", lui avait-elle répondu au cours de cet échange tendu. Mais la semaine prochaine, je pense."

Taper sur Jean-Luc Mélenchon

Jugée également aux abonnés absents par certains ténors de la majorité, la cheffe du gouvernement a tenté de reprendre la main dans l'entre-deux-tours, alors qu'Emmanuel Macron est également en service minimum.

Lors d'une visioconférence avec les candidats de la coalition présidentielle, dans une mise en scène moquée sur les réseaux sociaux, entre demi-pénombre et ordinateur posé sur un carton, la locataire de Matignon taxe Jean-Luc Mélenchon de "super menteur".

La prestation d'Élisabeth Borne ne semble pas avoir convaincu dans ses rangs. Lors d'un petit-déjeuner autour des poids lourds du gouvernement, Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale lance un appel à la mobilisation, quatre jours avant le second tour.

"On fait campagne sous Lexomil alors que les autres sont sous LSD", regrette ainsi le président de l'Assemblée nationale.

Même son de cloche du côté d'Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre. "Il faut avoir un message plus enjoué", implore l'ancien Premier ministre.

Tenir l'Assemblée nationale

Si la campagne n'a pas gagné en intensité après ces vœux pieux dans les rangs d'Ensemble, la Première ministre est désormais élue et doit maintenant montrer qu'elle est en mesure de tenir une Assemblée nationale particulièrement divisée.

Elle va d'abord devoir faire acte d'autorité face à des députés Modem et Horizons, qui font faire leur miel de la majorité très relative d'Ensemble. Ces partenaires seront rapidement tentés de montrer leur indépendance face à La République en marche, désormais rebaptisée Renaissance.

La Nupes, le Rassemblement national et les Républicains vont également vouloir montrer les muscles très vite dans l'hémicyle. Charge à la cheffe du gouvernement de montrer qu'Emmanuel Macron a fait le bon choix en la nommant à Matignon.

Article original publié sur BFMTV.com

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