Résultats européennes 2019 : pourquoi, malgré son succès, Marine Le Pen ne doit pas crier victoire trop vite

Ilan Caro
La présidente du Rassemblement national dispose de trois années pour transformer le succès de son parti aux élections européennes de dimanche en marchepied vers l'Elysée.

"C'est la victoire du peuple, qui avec fierté et dignité, a repris ce soir le pouvoir", a exulté Marine Le Pen, dimanche 26 mai, une petite demi-heure après l'annonce des premières estimations des élections européennes. "La confiance que nous ont témoignée les Français en nous désignant comme le premier parti, mais surtout comme le mouvement de la future alternance, est un honneur immense", a poursuivi la patronne du Rassemblement national, se projetant franchement vers la présidentielle de 2022.

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Le résultat de ce scrutin recèle en effet de vraies bonnes nouvelles pour Marine Le Pen, dans l'optique de la future échéance présidentielle. La victoire de la liste RN sur celle de LREM – 23,31% contre 22,41%, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur publiés à 6h20 lundi – constitue d'abord une forme de revanche pour la perdante du second tour de 2017, qui confirme son statut d'opposante numéro 1 à Emmanuel Macron. Autre motif de satisfaction : la déroute historique des Républicains (relégués en quatrième position avec 8,48%) et les scores anecdotiques des autres composantes de la droite souverainiste laissent la cheffe du RN sans rival sérieux sur son chemin pour prendre sa revanche face à Emmanuel Macron en 2022.

Pour autant, le succès incontestable du Rassemblement national dans les urnes ce dimanche ne préjuge pas (...)

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