Réseaux sociaux, la régulation des titans

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C'est une bataille digne des guerres antiques entre Sparte et Athènes. Sauf qu'elle oppose Twitter à Facebook. Le monde virtuel n'étant pas limité dans l'espace, il ne s'agit pas de conquérir un territoire, mais d'arbitrer le modèle qui régnera sur l'ensemble de la planète 2.0. Comme ceux qui nous y gouvernent ne sont pas élus, tout se joue à la criée. Les choix proposés n'ont guère changé depuis l'Antiquité : anarchie, démocratie ou dictature.

La brutalité des piques lancées sur Twitter fait penser à Sparte. Les débats en cercles d'« amis » sur Facebook, plutôt à Athènes. Sauf que, en matière de liberté d'expression, Mark Zuckerberg serait plutôt du genre anarchiste.

L'agora moderne l'a vu se faire coincer par la star des réseaux sociaux, Alexandria Ocasio-Cortez, dite « AOC » . Profitant d'une audition au Sénat, l'étoile montante des démocrates l'a contraint à confesser qu'il ne voulait pas réguler. Ni la désinformation, ni les publicités politiques ciblées, dont l'extrême droite et la société Cambridge Analytica se sont régalées pour faire passer Trump et le Brexit. Un aveu d'impuissance, ou d'irresponsabilité, qui a valu au patron de Facebook de récolter les huées.

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