Réseaux sociaux : comment combattre la désinformation ?

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À l'heure des réseaux sociaux, la manière dont "fake news" et autres théories du complot circulent, se partagent, apparaissent ou disparaissent est devenue un vaste champ d'étude.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°895 daté septembre 2021.

L'"information" est apparue sur Twitter le 30 avril 2020 : "le port du masque augmente dangereusement le taux de dioxyde de carbone et peut provoquer une hypoxie" (apport insuffisant en oxygène). C'est l'une de ces nombreuses fausses affirmations qui ont fleuri avec la crise sanitaire du Covid-19. Et qui, surtout, se sont diffusées à l'échelle planétaire. Parti du Mexique, ce tweet est repris par des internautes vénézuéliens le lendemain, puis par des Américains le 3 mai 2020. Le 4 mai, il circule en France, au Chili et au Brésil. Au Nigeria le 5 mai, l'"information" passe en Colombie et en Thaïlande deux jours plus tard. Et puis c'est l'Équateur, l'Espagne, l'Inde, l'Argentine, l'Italie, le Kenya… Le 8 juin, elle est encore postée sur Twitter en Grèce. Ce voyage à travers le monde est visible sur une "data-visulation" du Poynter Institute, un organisme américain de formation au journalisme. Elle est actuellement présentée à l'exposition "Fake news : art, fiction, mensonge", à l'espace Fondation EDF à Paris.

Contrairement aux installations artistiques qui l'entourent, celle-ci relève plutôt d'un domaine de recherches particulier : étudier comment désinformations, affirmations erronées et autres théories du complot circulent. D'où elles partent, qui les partage, comment elles exploitent l'actualité ? Cette dynamique n'est pas nouvelle mais elle est désormais observable quasi en temps réel grâce aux réseaux sociaux (Twitter et Facebook en tête). Les données sont à portée de main (messages, mots clefs, profils, dates) et se comptent en millions. "Du point de vue de la recherche, c'est une opportunité inédite, estime David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS. Il est aujourd'hui possible de suivre la diffusion de contenus et l'évolution des groupes sociaux qui les relaient, observer des évolutions dans les positionnements d'acteurs et analyser les stratégies de promotion[...]

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