Les réseaux sociaux au cœur des violences xénophobes en Afrique du Sud

Jacques Deveaux

A Durban, à l’est du pays, la police est toujours en état d’alerte. Sur les réseaux sociaux, des messages ont été diffusés, appelant à des attaques contre des entreprises tenues par des étrangers. L’enquête de la police a conduit à l’arrestation d’un homme de 27 ans qui en serait à l’origine.

Des étrangers résidant à Durban, contactés par le Daily News, ont confirmé que la psychose régnait et qu’on leur avait conseillé de rester chez eux. "Nous avons peur de quitter notre maison", précise un Malawien. "On nous a dit qu’on serait attaqué, aussi on reste où on est." L’homme habite le quartier de Chesterville à l’ouest de Durban et travaille comme jardinier. Selon lui, plusieurs ressortissants du Malawi ont décidé de rester ensemble et en nombre, pour prévenir toute attaque. "Tous les étrangers ont peur, dit-il. A tout moment on peut être attaqué."

Les commerces étrangers menacés

Selon le porte-parole de la Police de la province du KwaZulu-Natal, le colonel Thembeka Mbele, des menaces contre les étrangers et des messages d’incitation à des attaques concernaient la petite ville d’Underberg, à la frontière avec le Lesotho.

"Le 6 septembre 2019, une vingtaine d’entrepreneurs étrangers d’Underberg ont signalé à la police un message sur Facebook appelant la population à attaquer les étrangers et leurs (...)

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