Le réseau de prêt à porter Mim partiellement liquidé

Libération.fr
Une manifestation des salariés de Mim devant le tribunal de commerce de Bobigny, le 23 mars.

Le tribunal de commerce de Bobigny a validé mardi la liquidation partielle de l'enseigne de mode à petits prix. Huit cents salariés vont perdre leur emploi. Une défaillance qui intervient après les déboires du groupe Vivarte et de Tati, mis en vente par son actuel propriétaire.

La série noire continue pour les enseignes de prêt-à-porter. Ce mardi, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a prononcé la liquidation partielle du groupe Mim, un réseau de 233 magasins de vêtement pour femmes. Huit cents salariés devraient perdre leur emploi sur un total de 1 100. Placée en redressement judiciaire depuis le mois de novembre 2016, l’entreprise voit uniquement 69 de ses boutiques et 279 emplois repris par l’enseigne suisse de vêtements Tally Weijl, associée au distributeur français de prêt-à-porter Etam, qui s’était porté candidat sur deux magasins.

Crise du textile français

La déconfiture de Mim est un nouvel épisode de la crise violente que traverse le textile français. Le mois dernier, Tati, dont les résultats sont négatifs, a été officiellement mis en vente par son propriétaire, tandis que la Halle aux vêtements, détenue par le groupe Vivarte, a fermé 250 magasins et supprimé 1 600 emplois entre 2015 et 2016.

Créé en 1976 dans le quartier du Sentier (Paris IIe) dédié à la confection, Mim a connu un succès rapide sur le créneau de la mode féminine à petit prix, avant que le groupe britannique New Look le rachète à ses fondateurs. En 2014, l’enseigne réalise encore 180 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais sa rentabilité s’érode et son propriétaire britannique, désireux d’entrer en Bourse, le revend alors à Main Asia, un groupe basé à Hong Kong.

Mim change alors sa stratégie d’approvisionnement multisources par un contrat avec un unique fournisseur, AGP, qui lui apporte alors 70% de sa collection. «A des prix plus élevés que par le passé», estime Mickaël Gharbi délégué syndical Unsa. Hasard ou coïncidence, le chiffre d’affaires commence à baisser (...)

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