La République tchèque prend la présidence de l'Union européenne

© AP - David Tanecek

Après la France, la Tchéquie vient de prendre, pour la deuxième fois de son histoire, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Prague a placé l’Ukraine au centre de ses priorités pour les six prochains mois.

Avec notre correspondant à Prague, Alexis Rosenzweig

La première présidence européenne de la Tchéquie en 2009 avait laissé un goût amer, avec la chute du gouvernement en plein milieu du semestre. Aujourd'hui, le contexte est bien différent, avec une guerre sur le sol européen et une situation économique préoccupante.

« La Tchéquie peut apporter une perspective centre-européenne au dossier ukrainien, au vu de notre héritage historique, de notre position géographique, estime Eliska Tomalova, qui dirige le département des études européennes de l’université Charles de Prague. Il y a eu une forte mobilisation, pas seulement politique, mais aussi civique des Tchèques. C’est un sujet qui unit la sphère politique et la société tchèques. Donc, cela va être très important pendant cette présidence. »

Plan Marshall pour l’Ukraine

Le Premier ministre tchèque avait été l’un des trois premiers dirigeants étrangers à se rendre à Kiev en mars, après l’invasion russe. Petr Fiala a annoncé vouloir organiser un sommet à Prague sur la reconstruction du pays agressé, avec le lancement de ce qu’il a comparé à « un plan Marshall » pour l’Ukraine.

La sécurité énergétique et la diversification de l’approvisionnement seront également l’un des thèmes majeurs de cette présidence pour ce pays d’Europe centrale d'un peu plus de 10 millions d’habitants, qui fait partie des plus dépendants au gaz et au pétrole russes.

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