République et scandales sexuels : de Félix Faure à Benjamin Griveaux…

Par Marc Fourny

De très nombreuses personnalités politiques ont été rattrapées par des scandales affectant leur vie privée, comme François Hollande, dont la relation avec Julie Gayet fut révélée par la presse people (Photo d'illustration).

VIDÉO. Elle est longue la liste de ceux qui se sont retrouvés épinglés pour leurs frasques intimes dans l'histoire de notre République…


Sexe et politique ont toujours fait bon ménage… à condition que cela ne dépasse pas les alcôves du pouvoir. Ce qui deviendra de plus en plus délicat avec l'avènement d'une presse puissante et bon marché, lors de l'enracinement de la IIIe République à la fin du XIXe siècle. L'opinion est désormais libre et une concurrence féroce s'établit entre des grands titres populaires qui prospèrent sur les scandales divers et variés du nouveau régime, parmi lesquels les incartades des puissants prennent peu à peu une place de choix…

Le premier épinglé sera le président Félix Faure, mort subitement en plein orgasme dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil à l'Élysée en 1899 – il aurait succombé à une gâterie entre deux rendez-vous… Embarras de l'entourage présidentiel, on évacue la courtisane, on cache les faits à la famille, pas question de ternir l'image du chef de l'État en pleine affaire Dreyfus, à une époque où la République est malmenée à la fois par la droite extrémiste et les monarchistes… Mais la presse finit par broder sur l'affaire et rapporter à demi-mot les coulisses d'une mort croustillante qui intrigue le Tout-Paris. Marguerite Steinheil gagne le surnom ravageur de « pompe funèbre » et on prête à Georges Clemenceau, qui n'aimait guère le président, la fameuse épitaphe : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée… »

Clemenceau lui-même n'échappa pas aux rumeurs, lui à qui on prête des centaines de conquêtes… Divorcé et grand coureur de jupons, il alla même donner le prénom de l'une de ses maîtresses, la fameuse Léonide Leblanc, à une ânesse qui, comme elle, avait « de grands yeux humides, la langue chaude et le poil luisant… » Il sut toutefois rester plutôt discret et éviter le lynchage public contrairement à Joseph Caillaux, qui fit l'objet (...)

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