En République centrafricaine, le pouvoir du président Touadéra ne tient plus qu'à un fil

Jacques Deveaux
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Ce mercredi 13 janvier 2021 marque une nouvelle étape dans la lutte pour le pouvoir en République centrafricaine. Des groupes armés s'en sont pris directement à la capitale, Bangui. Et même si les deux attaques simultanées ont été repoussées, cette action semble affaiblir un peu plus le régime de Faustin-Archange Touadéra qui vit peut-être ses derniers jours.

L'élection présidentielle et les législatives couplées du 27 décembre 2020 ne doivent tromper personne quant au réel pouvoir du gouvernement. En fait, la moitié des électeurs a été empêchée de voter, de nombreux bureaux de vote n'ayant pu ouvrir sous la pression de groupes armés. La réélection du président sortant Faustin-Archange Touadéra n'a été qu'un rideau de fumée aux yeux de l'opposition qui a rejeté le scrutin.

Bangui, ultime bastion ?

Le pouvoir légal a déserté le territoire et semble recroquevillé dans la capitale Bangui. Protégé par ses troupes, par les Casques bleus des Nations unies et par des forces étrangères, notamment russes, dont on ignore tant le nombre que les intentions.

Mi-décembre, une coalition hétéroclite de six groupes armés, union improbable d'anciens ennemis, a vu le jour. La Coalition pour le changement (CPC) multiplie désormais les attaques sur tout le territoire et a promis de "marcher sur Bangui".

Les deux-tiers de la Centrafrique sont (...)

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