République résonne au son des casseroles

Libération.fr
Aurelien Morissard / IP3; Paris, France le 5 mars 2017 - Rassemblement, Place de la Republique, pour le respect du peuple, de la justice et de la presse, pour contrer le rassemblement du Trocadero. Demonstration, Place de la Republique, for the respect of the people, the justice and the press, to counter the demonstration of the Trocadero, in Paris, on March, 5th 2017. FRANCE ONLY

Une manifestation contre l’impunité des élus a rassemblé un millier de personnes, venues à Paris faire du bruit et dénoncer une campagne «hallucinante».

Un type trimballe une croix de Jésus, sur laquelle il a épinglé les trombines de tous les candidats à la présidentielle. L’homme, Thierry Paul Valette, dit qu’il a «crucifié» cette élection et parle d’un brunch qu’il aimerait organiser en mai près de l’Elysée, pour protester contre les combines politiques. Michelle, une septuagénaire qui a tout entendu, nous demande de lui écrire son nom sur un bout de papier. Puis elle tire de son sac une petite casserole pour faire du boucan, comme l’ont réclamé les organisateurs sur les réseaux sociaux. «Pas trop de bruit quand même, je pense aux riverains.»

Dimanche après-midi, place de la République à Paris, c’était «le rassemblement pour le respect du peuple, de la justice et de la presse». Un contre-rassemblement à celui du Trocadéro (lire page précédente), où Fillon était vilipendé et les juges ovationnés.

Sur place, autour d’un millier de personnes sont réunies, avec ou sans matériel de cuisine. On écoute des militants de gauche, des curieux qui voteront blanc, des jeunes couples et Raphaël Glucksmann, le philosophe qui a largement relayé l’appel à manifester. Au micro - qui fonctionne très mal - il répète son exemple préféré : il y a quatre ans, une ministre allemande a dû démissionner après avoir été accusée d’avoir plagié sa thèse, alors qu’en France, jeter l’éponge pour un politique dans la tourmente est bien plus compliqué.

On croise des gens arrivés trop tard au Trocadéro (plus de place, périmètre bouclé) et qui se sont rabattus sur République. D’autres qui tapent sur une boîte de Ricoré en bougeant la tête. Et une majorité qui se pose des questions plus profondes que les slogans anticorruption, sur le mode «une fois qu’on a dit que les politiques étaient tous pourris, qu’est-ce qu’on fait ?»

La place de la République se transforme alors en forum où chacun a des théories (...)

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