Les Républicains : dernière ligne droite pour les candidats à la présidence du parti

© Jacques Witt/SIPA

Devant 300 cadres du conseil national de Les Républicains , Bruno Retailleau a ironisé samedi sur l’« énorme avantage » de cette campagne interne pour la présidence du parti : « Au bout du compte, on est sûr que c’est LR qui gagne. » C’est la seule certitude. Alors que les 91 100 adhérents doivent départager dans une semaine le sénateur et ses deux rivaux, Aurélien Pradié et Éric Ciotti, les candidats auditionnés samedi ont donc jeté toutes leurs forces dans le petit jeu des différences.

Différence de style, d’abord : favori, Ciotti s’est exprimé derrière un pupitre quand ses deux rivaux déambulaient sur scène. Au nom de sa « droite populaire », Pradié s’est moqué de la « droite des colloques », visant un Retailleau qui revendique de n’avoir pas condamné les propos du député RN Grégoire de Fournas (« qu’il retourne en Afrique »). « On n’attend pas de la droite qu’elle rétablisse je ne sais quel cordon sanitaire, dit le patron des sénateurs LR. On a vu où ça nous a emmenés. On attend qu’on assume les frontières. »

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Différence de stratégie, surtout. Pour la présidentielle de 2027, Ciotti comme Pradié ne veulent plus entendre parler de primaire. Le premier a déjà son candidat : Laurent Wauquiez, avec lequel il était en meeting la veille. Mais pour Retailleau, laisser ce choix au seul bureau politique de LR « n’est pas démocratique ». Les candidats ont jusqu’à ve...


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