Les Républicains: qui sont les candidats à la présidence du parti?

Les Républicains, fragilisés par leur cuisante défaite à la présidentielle, ont réaffirmé mardi leur
Les Républicains, fragilisés par leur cuisante défaite à la présidentielle, ont réaffirmé mardi leur

Quel nouveau patron pour Les Républicains? L'élection du prochain président du parti de droite se rapproche peu à peu, avec un premier tour prévu les 3 et 4 décembre prochains, et les candidats se précisent. Plusieurs figures se sont déjà déclarées officiellement pour succéder à Annie Genevard, présidente par intérim, après le départ de Christian Jacob en juin.

• Éric Ciotti

Il est le premier à s'être déclaré. Le député des Alpes-Maritimes depuis 2007, Éric Ciotti, annonce dès juillet sa candidature pour la présidence de son parti. Il déclare vouloir opérer une "révolution idéologique" dans son parti afin de permettre aux LR de peser entre le RN et le macronisme.

Éric Ciotti avait créé la surprise en décembre dernier lors du scrutin LR organisé pour désigner le candidat du parti à la présidentielle 2022. Arrivé en tête des suffrages au premier tour, il avait finalement été battu par Valérie Pécresse, récoltant malgré tout 39% des voix.

Représentant de l'aile droite du parti, le député a déclaré, peu avant l'annonce de sa candidature, estimer que les valeurs de "l'autorité, l'identité et la liberté" constituent "les réponses aux maux de notre pays".

Soutenu par le maire LR Jean Leonetti, pourtant soutien d'une ligne plus centriste au sein du parti, Éric Ciotti n'a pas hésité à fustiger les "candidatures à l'eau tiède" pour la tête des LR.

• Bruno Retailleau

Vendredi, c'est au tour du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau d'annoncer sa candidature en mettant en avant sa "capacité à fédérer" sur une ligne "populaire et patriote".

Soutenu notamment par Gérard Larcher, François-Xavier Bellamy ou encore l'ancien porte-parole d'Éric Ciotti lors de la primaire Stéphane Le Rudulier, le sénateur LR de Vendée plaide notamment pour "plus de sécurité, moins d'impôts et d'immigration" et pour l'organisation d'un référendum sur ce dernier point.

"Je tendrai toujours la main aux électeurs de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour car je ne me résignerai jamais à ce que des Français sincèrement de droite nous aient quittés", indique-t-il.

• Aurélien Pradié

Pas officiellement déclaré, le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié doit faire connaître "dans quelques jours" sa décision, alors qu'il est fortement pressenti pour être candidat.

Le jeune député du Lot de 36 ans se dit favorable à une "refondation totale" de la droite, notamment en "tourn(ant) la page du sarkozysme et (des) échecs (du parti).

"Le président des Républicains doit être libre", il n'est "pas là pour chauffer la place de qui que ce soit" en vue de la présidentielle de 2027, a-t-il déclaré, en se défendant de viser Éric Ciotti, soutien de Laurent Wauquiez qui affiche déjà ses ambitions pour l'Élysée.

• Virginie Calmels

Sa candidature reste incertaine. L'ex numéro 2 des LR Virginie Calmels avait annoncé sa candidature le 23 août, vantant une ligne "équilibrée" et "à l'épicentre des différents courants de LR".

Mais l'ancienne directrice générale d'Endemol Monde a vu sa candidature être rejetée lundi dernier par la Haute autorité des Républicains, lui reprochant une mise à jour trop tardive de sa cotisation.

Virginie Calmels dénonce des "manoeuvres" destinés à "éviter" qu'elle se présente. "Ces tentatives pour empêcher ma candidature ne font que renforcer ma détermination à assainir un parti qui en a bien besoin", a-t-elle déclaré, déterminée.

Initialement prévu fin novembre, le premier tour de l'élection du nouveau président des Républicains doit se tenir les 3 et 4 décembre avant un second tour les 10 et 11. Les candidats au poste ont jusqu'au 2 octobre se déclarer officiellement.

Article original publié sur BFMTV.com