Les Républicains - Accoyer raccroche les gants

Le secrétaire général des Républicains mercredi dernier au siège du parti.

Patron de la droite par intérim, l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer s’apprête à quitter ses fonctions. Entre regrets et soulagement.

Une page se tourne chez Les Républicains. En un an à peine, Bernard Accoyer, pourtant rompu au jeu de la politique, aura vécu l’impensable. Nommé par François Fillon au lendemain de sa victoire à la primaire de la droite, l’élu de Haute-Savoie, qui n’était de son propre aveu pas « demandeur », ne s’attendait pas à traverser tant de zones de turbulences : élimination du candidat au premier tour de la présidentielle, législatives au goût amer, entrée au gouvernement de plusieurs ministres LR, procédure d’exclusion des Constructifs, création du parti Agir… le tout sur fond de parti en crise et lourdement endetté. Bref, cet intérim a pris des allures de cauchemar pour le vieux sage de la droite, qui s’est accroché, bon gré mal gré.
Toutefois, aucune trace d’amertume chez ce chiraquien de 72 ans (il est quasiment jumeau avec Alain Juppé) qui, depuis son bureau de la rue de Vaugirard, voit se profiler l’élection de Laurent Wauquiez avec le sang-froid des vieilles troupes. « Rien ne s’est passé comme prévu. Je n’ai pas été déçu ! Mais j’ai le sentiment d’avoir tenu la maison d’une main ferme. Je laisse une situation assainie (la dette est fortement diminuée), un parti stabilisé. Je pars l’esprit tranquille : l’avenir des Républicains est préservé. » De Laurent Wauquiez, il ne dira rien ou presque. « Je me suis interdit de prendre position et n’ai parrainé ni soutenu aucun des trois candidats. »

Il reconnaît volontiers les erreurs de la droite, « souvent oublieuse de ses convictions et de ses engagements de campagne »

Tout juste se permettra-t-il de dire que le vainqueur devra impérativement « rassembler, apaiser les tensions » et surtout « adopter une ligne claire » face à un Emmanuel Macron devant lequel il demeure(...)


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