La réponse de Greta Thunberg à la polémique sur le bilan carbone de son voyage en voilier

AFP
Greta Thunberg est partie le 14 août d'Angleterre en voilier pour rejoindre New York et le sommet de l'ONU. 

ÉCOLOGIE - Son voyage en voilier 0 carbone ne serait pas si écologique que ça... C’est en tous cas la polémique qui fait rage depuis les révélations dans le journal berlinois TAZ du skipper du bateau menant Greta Thunberg à New York.

L’adolescente suédoise, à l’origine d’un mouvement mondial en faveur du climat, est partie le 14 août avec son père et un cinéaste à bord d’un voilier de course, le Malizia II, afin d’assister au sommet mondial de l’ONU en évitant d’avoir recours à l’avion.

Mais selon le skipper, Boris Herrmann, si la jeune militante peut se targuer d’un aller trans-atlantique au bilan carbone minime, plusieurs personnes devront par contre prendre l’avion pour les États-Unis afin de ramener le voilier en Europe. Il prendra lui-même l’avion pour rentrer.

Au final, selon les calculs de plusieurs médias, le coût écologique total de son voyage serait plus important que si elle avait eu recours à un avion. Une conclusion largement reprise sur les réseaux sociaux, où la jeune égérie pro-climat compte de nombreux détracteurs.

Selon l’équipe du voilier, ce n’est pas vrai. Le voyage, en effet, ne sera pas 0 carbone comme vanté, mais pas plus polluant, a-t-elle expliqué ce dimanche 18 août. “Nous avons planifié ce voyage à New-York à la dernière minute, et en conséquence deux personnes devront se rendre en avion à New-York pour ramener le bateau (...) Ce sont des décisions logistiques qui ont été prises uniquement par l’équipe du Malizia”, détaille auprès de l’AFP Holly Cova, responsable de l’équipe Malizia, dans une déclaration transmise par l’entourage de Greta Thunberg.

Si on ajoute le retour du skipper, cela fait trois billets, c’est-à-dire autant que si la militante, son père et le cinéaste qui les accompagne avaient choisi l’avion. “Tous les vols de l’équipe sont compensés” même si “nous reconnaissons que cette solution est imparfaite”, souligne Holly Cova.

“Le monde n’a pas encore trouvé le moyen de traverser un océan sans laisser d’empreinte carbone”, a (...)

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