La réponse cinglante de Gérald Darmanin à Sandrine Rousseau

·2 min de lecture

Le ministre de l'Intérieur a affirmé que la candidate écoféministe l'avait sollicité pour obtenir la direction de l'IRA de Lille.

POLITIQUE - Une réponse au vitriol. Ce mercredi 8 septembre sur France inter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a été interrogé sur les propos tenus par la candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau, qui a justifié lors du premier débat son engagement dans cette élection par la nomination ”à la tête de la police d’un ministre lui-même accusé de viol”. 

Une sortie à laquelle l’ex-maire de Tourcoing a répliqué en affirmant que l’écologiste l’avait sollicité pour obtenir une nomination. “Madame Rousseau n’avait pas la même vision de ma personne lorsqu’elle est venue me demander de la nommer directrice de l’IRA (Institut régional d’administration, ndlr) de Lille lorsque j’étais ministre de la Fonction publique”, a riposté le ministre, menaçant de “publier les demandes de rendez-vous et les demandes de nomination” émanant de la candidate écoféministe. 

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

“Et quand je vois ses déclarations publiques, j’ai bien eu raison de ne pas proposer sa nomination pour former de nouveaux fonctionnaires”, a poursuivi Gérald Darmanin, avant d’ajouter: “c’est ridicule, elle se caricature elle-même”.

À noter que ce n’est pas la première fois que les deux, impliqués à des degrés divers dans la vie étudiante du Nord, sont cités dans une affaire de nomination. Au mois de février, Sandrine Rousseau laissait entendre que Gérald Darmanin et Olivier Duhamel, qui avaient voté contre elle en Conseil d’administration, lui avaient “barré la route” dans sa campagne pour la présidence de Sciences Po Lille en raison des combats qu’elle incarnait. Des propos que le ministre de l’Intérieur avait jugés “diffamatoires”

Contacté par Le HuffPost pour avoir des précisions sur les affirmations de Gérald Darmanin, l’entourage de Sandrine Rousseau n’a, pour le moment, pas donné suite. Sur Twitter, l’avocat Arié Alimi (très investi contre les violences policières) a fait remarquer que les propos du ministre de l’Intérieur pourraient faire l’objet d’une sanction, au titre des articles 222-17 et 226-1 du code pénal, lesquels punissent de 6 mois de prison et 7500 euros d’amendes le fait de menacer de divulguer une correspondance privée. 

À voir également sur Le HuffPost: Programmes non distribués pour les élections: le mea culpa de l’exécutif sur la mise en concurrence

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

Ce contenu peut également vous intéresser :

LIRE AUSSI :

BLOG - Les Français veulent que les sujets de gauche soient portés par la droite

Pas encore candidat, Éric Zemmour embarrasse déjà Les Républicains

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles