Réparer ses vêtements : hier signe de pauvreté, demain "marque de conscience écologique et de créativité"

Corinne Jeammet
·2 min de lecture

"Achetez moins, choisissez bien, faites que ça dure" martèle la créatrice britannique Vivienne Westwood, pionnière de la mode durable. Face aux 200 tonnes de déchets textiles produits chaque année en France par l'industrie de la mode, il est primordial de trouver des alternatives.

La conscience des impacts écologiques de l'industrie de la mode progresse : les consommateurs ont compris qu'il existe des alternatives pour renouveler une garde-robe sans acheter de nouveaux vêtements. C'est le cas avec la réparation. Explications. 

Réparer pour donner un souffle créatif

Selon l'organisation britannique Wrap (Waste & Ressources Action Programme) porter un vêtement durant neuf mois supplémentaires permettrait de réduire l'empreinte carbone, les déchets et l'utilisation d'eau de 20% à 30%. Au lieu d'acheter de nouveaux vêtements, retombez amoureux de ceux que vous possédez déjà, de ces habits qui sont vos préférés même quand ils ne sont plus parfaits : un jean abîmé mais si doux, une robe que votre grand-mère portait et qu'elle vous a donné... Un accroc, un bouton manquant ne devraient pas vous empêcher de les porter. Ne les jetez pas, prolongez leur vie en les réparant, par exemple, d'une manière créative pour affirmer votre style. En plus chaque vêtement réparé est unique, ce qui rend cette pratique de mode plus désirable encore.   

"Le prêt-à-porter et les changements de société (ndlr, les années 60) ont interrompu la tradition de la transmission des savoir-faire liés à la réparation et dévalorisé ces usages. Il était plus rapide alors de racheter un vêtement", constate Isabelle Cabrita de GoodGang Paris, organisme qui prône la transition écologique par l'expérimentation textile. "Il est, en effet, très compliqué aujourd'hui de faire une réparation à (...)

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