Réparer ses jouets cassés pour quelques centimes, l'idée originale de cette startup française

Nicolas Luciu
Toy Rescue permet de récupérer des plans de pièces à imprimer soi-même pour réparer des jouets.

JOUETS - Lego, Hasbro, Mattel... En France, les ventes de jouets ont augmenté de 2,3% depuis le mois de mai par rapport à 2018 d’après le cabinet NPD. Un chiffre qui devrait continuer d’augmenter avec l’arrivée de Noël. Mais en parallèle, les Français mettent à la poubelle 75.000 tonnes de jouets chaque année, selon le gouvernement.

Un désastre écologique causé en partie par l’absence de pièces de rechange pour les jouets. Plutôt que de les jeter, la start-up française Dagoma, spécialisée dans l’imprimerie 3D, propose une solution simple et originale: mettre gratuitement en ligne des plans de pièces de jouets à imprimer soi-même pour réparer les jouets cassés.

L’initiative s’appelle Toy-Rescue, et les ingénieurs de Dagoma ont déjà créé une centaine de plans. Dans la liste, on trouve des pièces concernant des jouets récents comme une jambe pour Tortue Ninja (le modèle Mutation de 2003) ou des épées pour le Pic’Pirate (jeu de société sorti en 1979). Cette liste est basée sur les éléments les plus cassés de ces quarante dernières années, précise Dagoma.

Avec ou sans imprimante 3D personnelle

La description de la pièce imprimable est très détaillée. Il est possible depuis cette page de télécharger le plan et même de demander de l’aide à un membre du club Dagoma pour l’imprimer.

Une fois le plan téléchargé, il n’y a plus qu’à imprimer la pièce de votre choix. Le coût d’impression (électricité et matière) pour la jambe de la Tortue Ninja revient à 24 centimes seulement pour l’utilisateur. Le bras pour ce même jouet revient à 14 centimes. Des sommes vraiment modiques pour redonner vie à un jouet cassé... si l’on met de côté l’achat d’une imprimante 3D.

Et comme l’imprimante 3D est un produit très spécifique que tout le monde n’a pas chez soi, la start-up a créé un formulaire pour mettre en relation les utilisateurs avec des membres de son club Dagoma -un groupe privé géré par les membres en indépendance et qui possèdent des imprimantes de la marque.

Une voiture Hot Wheels de 2007 dont les roues avant ont été changées. Elles sont solides, mais ont un peu de mal à faire avance le jouet tout droit.

“On ne génère pas d’argent avec ça. L’idée derrière cette initiative, c’est qu’il y ait de l’entraide et que cela coûte 0 euro aux utilisateurs. Personne ne va vous faire payer pour quelques centimes d’euros de...

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