Réinfection par le coronavirus : l'Inserm fait le point

INSU
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Plusieurs études de cas évaluées par les pairs et publiées dans des journaux scientifiques le confirment : les réinfections par le nouveau coronavirus à l’origine de la pandémie de Covid-19 sont possibles. Toutefois, les données disponibles sur le sujet restent encore parcellaires et le nombre de cas documentés avec suffisamment de rigueur très limité. En l’état actuel des connaissances, la plupart des scientifiques s’accordent donc pour dire que le phénomène de réinfection demeure rare.

Il apparaît néanmoins nécessaire de continuer les recherches sur cette thématique, et de manière plus générale sur l’immunité, afin de mieux la comprendre et d’appréhender les éventuelles caractéristiques immunologiques et génétiques communes qui pourraient exister entre les patients réinfectés. Pour y voir plus clair, Canal Détox, avec Frédéric Altare, chercheur Inserm et immunologiste au Centre de recherche en Cancérologie et Immunologie Nantes-Angers (CRCINA), font le point sur ce que l’on sait et sur ce que l’on cherche encore à savoir au sujet des réinfections et de l’immunité dans le contexte de la pandémie.

Coronavirus : l'évolution de l'immunité après l'infection

© Philippe Roingeard et Sébastien Eymieux, unité Inserm U1259, Morphogenèse et antigénicité du VIH et des virus des hépatites, Université de Tours, France
© Philippe Roingeard et Sébastien Eymieux, unité Inserm U1259, Morphogenèse et antigénicité du VIH et des virus des hépatites, Université de Tours, France

Un timide optimisme vite contrarié

Dès ses débuts, la question de la réinfection s’est posée. Au printemps 2020, une étude publiée dans Nature Review Immunology menée sur des modèles animaux a montré qu’en réinfectant des primates non humains quelques temps après une première exposition au SARS-CoV-2, ceux-ci ne développaient aucun symptôme de la maladie. Par ailleurs, aucun signe de réplication du virus n’était observé dans des prélèvements nasopharyngés. Les conclusions de cette étude étaient donc prudemment optimistes, suggérant un certain degré d’immunisation contre le virus après une première infection.

À la même époque, des études décrivant les premiers cas...

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