Régionales: Thierry Mariani (RN) confirme sa candidature en Paca

·3 min de lecture
Thierry Mariani (RN), le 1er mai 2019 à Metz

L'ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani, aujourd'hui eurodéputé RN, a confirmé jeudi qu'il porterait les couleurs du Rassemblement national pour les élections régionales de juin en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

"J'ai décidé, après avoir longuement réfléchi, d'être candidat", annonce dans un entretien au quotidien La Provence l'ex-ministre des Transports, qui s'exprime jeudi aussi Nice-Matin.

Disant s'être notamment interrogé sur "la grosse responsabilité" que cela implique, il assure : "J'y vais parce que je pense que je l'assumerai".

Le nom de Thierry Mariani, 62 ans, circulait depuis plusieurs mois pour prendre la tête de la liste RN en Paca, où plusieurs instituts de sondage l'ont placé en tête du premier tour. Il serait cependant, selon ces études, devancé au second tour par son ancien ami Renaud Muselier, président LR sortant de Paca qui doit officialiser prochainement sa candidature.

Interrogé sur cette compétition avec Renaud Muselier qui a succédé à Christian Estrosi à la tête de l'assemblée régionale quand ce dernier a souhaité se faire réélire à Nice, Thierry Mariani estime dans La Provence que les deux hommes étaient désormais ses "concurrents, pas (ses) ennemis". Thierry Mariani avait lui-même conduit la liste de l'UMP dans la région en 2010.

Avec Muselier "la campagne sera ferme mais très correcte personnellement. On s'aime bien mais on cherchera à gagner le match, nos parcours ont évolué", constate-t-il.

Se défendant d'avoir "commencé une carrière de girouette à 60 ans", après 42 ans au RPR devenu UMP puis LR, il dit reprocher à son ancien parti d'être devenu "un cartel d'élus", un "moulin à prière tibétain" avec "le même disque rayé depuis vingt ans".

"LR est aujourd'hui une formation à la dérive dont une partie des cadres, à l'instar de Christian Estrosi, est tentée de soutenir le président Macron. Mon parcours, de LR au RN, est celui de nombreux électeurs qui pensent comme moi que Charles Pasqua, c'était tout de même autre chose que Gérard Larcher", tacle-t-il dans Nice-Matin.

Disant dans La Provence se présenter "avec l'amical soutien" de Marine Le Pen, M. Mariani assure aussi être "100% d'accord" avec elle "sur les sujets régaliens (immigration, sécurité, justice, Europe)". "J'avais des divergences sur le plan économique" mais "son programme s'affine", il est "de plus en plus réaliste", précise-t-il.

Interrogé sur la main tendue de Christophe Castaner, patron des députés LREM, refusée au premier tour par Muselier, Mariani ironise: "Chacun a compris qu'ils vont s'entendre (avec LREM). Leur problème, c'est comment se rapprocher sans se faire prendre par les électeurs".

Quant-à la gauche, à la recherche d'un accord d'union en Paca, Thierry Mariani dit souhaiter "qu'elle fasse une liste unique" et participe le cas échéant à une triangulaire au second tour.

"Au moins ce sera clair. C'est normal qu'il y ait une sensibilité de gauche à la région, d'autant qu'elle a repris des villes comme Marseille", juge l'élu, pour qui "le Front républicain n'est plus crédible".

pr-mdm/bma