Régionales: le revenu d'urgence jeunes de Saint-Martin, "très différent du RSA jeunes"

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Le député LREM Laurent Saint-Martin, candidat de la majorité présidentielle aux élections régionales en Ile-de-France, pose le 6 mai 2021 à Paris

Laurent Saint-Martin, candidat de la majorité présidentielle aux élections régionales en Ile-de-France, a expliqué lundi que sa proposition de revenu d'urgence pour les jeunes en difficulté était "très différente" du RSA jeunes demandé par la gauche.

Dans le JDD paru dimanche, le député LREM du Val-de-Marne a dit vouloir expérimenter un revenu d'urgence de 500 euros par mois, "pendant quelques mois", financé pour les 40.000 jeunes franciliens "les plus en difficulté", non-scolarisés, au chômage ou sans formation.

"Après avoir voté contre notre proposition de loi à l'Assemblée", a taclé le député PS Boris Vallaud, qui avait en février vu sa demande d'ouverture du RSA (revenu de solidarité active) aux 18-25 ans le temps de la crise rejetée.

"Nous ne voulons pas d'une allocation de plus pour les jeunes, nous voulons aider très temporairement un certain nombre de jeunes qui s'inscrivent dans un parcours avec (le dispositif national) 1 jeune, 1 solution", lui a répondu M. Saint-Martin lundi lors de la présentation de sa liste parisienne conduite par la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa.

"Nous souhaitons uniquement des aides à l'incitation, au retour à la formation et à l'emploi", a-t-il affirmé. "Ce parcours de vie (...) parfois nécessite quelques mois de mise en route (avec) parfois un peu de lenteur administrative, c'est vrai, et ces quelques mois, il ne faut pas qu'ils soient pour le jeune en question des mois de difficulté matérielle", a ajouté le candidat macroniste.

"C'est très différent du RSA jeunes" qui serait, selon M. Saint-Martin, une "solution de facilité qui consisterait à se dire que ce qui existe déjà au-dessus de 25 ans, il n'y a qu'à l'étendre sur les 16-25 ans".

Entouré de cinq membres du gouvernement sur ses listes départementales, avec le porte-parole Gabriel Attal en dernière place dans les Hauts-de-Seine, Laurent Saint-Martin veut être "le président de cette région à temps plein, à 100%, sans avoir d’autres ambitions".

"On ne va pas faire de cette élection un marchepied pour une autre élection, à commencer par la présidentielle de 2022", a-t-il dit, visant sans la nommer Valérie Pécresse mais aussi "une gauche qui utilise cette campagne pour en faire sa primaire".

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