Régionales: Pulvar défend son idée de gratuité des transports en commun en Ile-de-France

Cy.C
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Audrey Pulvar. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Audrey Pulvar. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Audrey Pulvar, pressentie pour conduire la liste de gauche "Ile-de-France en commun" aux prochaines régionales, a défendu ce dimanche son idée de gratuité des transports en commun qui permettrait selon elle d'économiser des milliards d'euros en pollution ou en accidentologie.

L'idée est "la fixation d'un cap de gratuité des transports en commun" à l'échelle du mandat, a affirmé sur franceinfo l'adjointe de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, qui avait déjà émis cette idée en octobre et fut alors très critiquée par la présidente actuelle de la région Valérie Pécresse (ex-LR). Mais ce projet "s'accompagne d'investissements" améliorant les transports en commun et "à la fin il y a des coûts évités", a fait valoir l'ancienne journaliste.

"Quand vous ajoutez les 2 milliards de l'accidentologie, les 4 milliards de la pollution de l'air, les 10 milliards estimés pour les encombrements" et "les milliards des effets de la voiture individuelle sur la biodiversité, vous êtes à 'fois dix' par rapport au coût que représenterait la gratuité des transports", a-t-elle assuré.

Une redevance sur les touristes?

Du côté du financement, "on réfléchit sur l'idée d'une redevance sur les touristes" mais "si la gratuité des transports peut augmenter la part du tourisme en Ile-de-France, le bénéfice sera peut-être plus important que de faire payer aux touristes un billet que les Franciliens ne paieront pas", a-t-elle affirmé.

Elle a également évoqué "une taxe sur les transports de marchandises les plus polluants", "sur l'e-commerce" ou encore "sur les grandes fortunes immobilières de la région Ile-de-France".

Une candidature de la gauche

Audrey Pulvar a également expliqué avoir "accepté de mener ce rassemblement d'Ile-de-France en commun à au moins deux conditions", à savoir "que ce soit une candidature de gauche" et "profondément républicaine", car "la laïcité n'est pas négociable et ne s'accommode pas".

Sur la République et la laïcité, "je pense que nous avons des divergences" avec les Verts, a-t-elle affirmé, assurant que "nous aurons sans doute des discussions à ce sujet et je ne doute pas que nous trouverons un chemin".

Le secrétaire national des Verts, Julien Bayou, avait annoncé fin août qu'il serait candidat aux élections régionales en Ile-de-France qui devraient avoir lieu en juin.

Article original publié sur BFMTV.com