Régionales en Paca: pour l'eurodéputé LaREM Séjourné, il faudra donner des sièges à la gauche pour gagner

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Stéphane Séjourné, eurodéputé LaREM et conseiller d'Emmanuel Macron, le 11 novembre 2018 - AFP / Ludovic Marin
Stéphane Séjourné, eurodéputé LaREM et conseiller d'Emmanuel Macron, le 11 novembre 2018 - AFP / Ludovic Marin

Comme d'autres stratèges macronistes, Stéphane Séjourné phosphore à l'approche des élections régionales. Cet ancien socialiste le sait, les choses ont singulièrement changé depuis la dernière édition de ce scrutin en 2015. À l'époque, les désistements de la gauche ont permis d'éviter une victoire du FN dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Cet effacement de la gauche pendant six ans a eu pour corollaire de créer des situations où "on s'est retrouvé avec uniquement une opposition d'extrême droite et une majorité de droite", a fait remarquer l'eurodéputé ce mercredi matin sur France Inter. Proche conseiller d'Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné juge que cette fois-ci, la gauche voudra réexister sur le plan local et, surtout, que Renaud Muselier aura besoin d'elle en Paca pour battre Thierry Mariani.

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"Je ne vais pas dire que le front républicain est mort, mais presque. Pour rassembler aujourd'hui, il faudrait (...) que les têtes de liste arrivées en tête puissent faire un rassemblement réel", a-t-il entamé.

"Réflexion au 2ème tour"

Stéphane Séjourné fait ainsi allusion aux tractations de l'entre-deux-tours. Selon lui, "ceux qui veulent rassembler" devront permettre à des listes qui auront fait entre 15 et 20% (l'étiage dont est actuellement créditée celle de Jean-Laurent Félizia en Paca) de fusionner avec la droite. En clair, ne pas imposer leur désistement pur et simple, synonyme d'effacement politique total et durable.

"C'est pas normal qu'on ait pendant plus de 10 ans pas d'élus socialistes, pas d'élus centristes, par exemple dans le Nord, et qu'on n'ait pas de représentation d'une opposition", constate-t-il.

Il faudrait donc "garantir à des listes d'opposition quelques élus" afin, à ses yeux, d'inciter les électeurs de gauche à se rendre aux urnes. "Il faut avoir une réflexion au moment du deuxième tour pour garantir le report des voix, dans un premier temps, et une expression politique dans ces assemblées pendant cinq, six ans, à d’autres oppositions que le Front national de s’exprimer", a développé Stéphane Séjourné.

"En 2021, les scores du Front national n'ont pas changé par rapport à 2015. Donc l'efficacité, y compris électorale, de ce dispositif qu'on a mis en place en 2015 pour faire face au Front national, est remis en question d'un point de vue électoral", observe l'eurodéputé LaREM au sujet du front républicain.

Article original publié sur BFMTV.com

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