Régionales: Larcher donne son blanc-seing à un report en juin

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Gérard Larcher le 7 novembre 2020 à Nice
Gérard Larcher le 7 novembre 2020 à Nice

Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a donné mardi son blanc-seing à un report des élections régionales en juin 2021, en plaidant pour une "expression apaisée de la démocratie" dans le contexte de crise sanitaire.

Le rapport de l'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré sur un éventuel report des régionales et départementales, initialement prévues en mars 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19, sera remis vendredi matin à Jean Castex.

M. Larcher, qui a reçu M. Debré au Sénat le 28 octobre, estime dans un entretien au Figaro qu'"il faut que nous nous préparions à l’éventualité de voter +en vivant avec le virus+". "Même si le respect des dates est préférable en démocratie, je ne suis pas opposé à un report du scrutin à la fin du printemps pour des raisons sanitaires", ajoute-t-il.

Il souligne toutefois avoir "dit au président de la République et au Premier ministre" que cela doit être fait "sans arrière-pensée": "le temps n’est pas aux calculs politiques, mais à l’expression apaisée de la démocratie dans un univers sanitaire, économique et social compliqué".

Pour un scrutin avant l'été, "il faut créer les conditions de l’apaisement", poursuit-il: "il faut sécuriser le vote, étudier la possibilité de doubles procurations, travailler sur le vote par correspondance et l’organisation matérielle des scrutins". Il appelle aussi à "réfléchir aux conditions de la campagne électorale qui doit avoir lieu et aux comptes de campagne" - qui pourraient télescoper ceux de la campagne pour la présidentielle.

Le président du Sénat, qui critique de nouveau "la gestion erratique de la première vague et l’impréparation du déconfinement" par le gouvernement, considère que "si on constate que les choses ne s’améliorent pas, il faudra prendre de nouvelles mesures" pour tenter de freiner l'épidémie, et juge qu'"on ne pourrait pas confiner les seniors sans en débattre devant le Parlement car c’est une discrimination".

Le président de LR Christian Jacob a de son côté estimé que "si les conditions sanitaires l'imposent, on pourrait en effet décaler de quelques semaines" ce qui "ne serait pas un drame".

Mais "il faut assumer et respecter le temps démocratique" et penser aux "conséquences économiques" car régions et départements "ont des compétences qui touchent au quotidien des Français", a-t-il affirmé à des journalistes.

MM. Larcher et Jacob s'était vu reprocher, lors de la première vague de Covid, d'avoir pesé pour maintenir la date du premier tour des municipales en mars. Ils avaient ensuite invoqué un manque d'information de la part du gouvernement pour justifier leur position.

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