Régionales en Ile-De-France: Pulvar et Saint-Martin défendent le front républicain

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Audrey Pulvar photographiée en février 2019 à Paris - JOEL SAGET © 2019 AFP
Audrey Pulvar photographiée en février 2019 à Paris - JOEL SAGET © 2019 AFP

Audrey Pulvar (PS) et Laurent Saint-Martin (LREM), deux des candidats à la présidence de la région Ile-de-France, ont assuré qu'ils feraient toujours barrage au Rassemblement national, quelle que soit l'élection, lundi lors du dernier débat télévisé à six jours du premier tour.

"Est-ce qu'En Marche sera toujours du côté de la République à faire le front républicain contre l'extrême droite, systématiquement?", a demandé sur LCI Audrey Pulvar, candidate soutenue par les socialistes, à Laurent Saint-Martin, candidat de la majorité présidentielle.

"Oui et sans aucun doute oui, je ferai toujours barrage au Front national, je ferai toujours partie de ceux qui défendent le front républicain", lui a répondu le député du Val-de-Marne.

"Faire barrage à ce parti de la haine"

"Emmanuel Macron ne sera toujours pas mon candidat en 2022", a dit l'ancienne journaliste, suspendue d'antenne en 2017 pour avoir signé une pétition appelant à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours.

Mais "si je dois choisir entre Emmanuel Macron et l'extrême droite, mon vote ira de toute façon à Emmanuel Macron parce qu'il faut impérativement faire barrage à ce parti de la haine", a affirmé l'adjointe à la maire de Paris Anne Hidalgo.

Vice-président du RN et candidat en Ile-de-France, Jordan Bardella a qualifié cet échange de "concours Jean Moulin".

Autain accuse Pécresse de "marcher dans les pas de l'extrême droite"

Candidate des communistes et insoumis, Clémentine Autain a accusé la présidente sortante Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) de "marcher dans les pas de l'extrême droite" avec ses propositions sur la sécurité.

"On le voit, il y a deux projets de société qui s'opposent", a répondu l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, dénonçant celui "d'une gauche qui va s'unir avec l'extrême gauche" et proposant aux Franciliens de "tenir le cap de la sécurité et des valeurs de la République, de l'écologie des résultats et de l'égalité des chances".

"J'ai fait ce que j'avais dit ce que je ferai" au cours de mon premier mandat, a-t-elle assuré, mettant en avant 650 trains neufs et rénovés en 2021, un chiffre contesté par ses adversaires de gauche.

"L'essentiel des nouvelles rames, elles ont été commandées par un vice-président écologiste" en poste avant 2015, lui a répondu Julien Bayou. "La dernière (révolution des transports) qui a été mise en oeuvre, celle des écologistes, c'est le pass Navigo à tarif unique", a-t-il estimé.

Valérie Pécresse, qui a réaffirmé qu'elle "arrêterait la politique" en cas de défaite, l'emporterait dans tous les cas de quadrangulaire au second tour, selon un sondage Ifop-Fiducial publié lundi.

Selon l'enquête, la candidate de droite arriverait largement en tête au premier tour (34%) devant M. Bardella (17%) et M. Saint-Martin (13%). Les trois candidats de gauche sont dans un mouchoir de poche: Audrey Pulvar (PS) et Clémentine Autain (LFI/PCF) à 11%, Julien Bayou (EELV/Générations) à 10%.

Article original publié sur BFMTV.com

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