Régionales en Ile-de-France: Pécresse écarte une alliance avec LaREM

Cy.C
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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France - ERIC PIERMONT / AFP
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France - ERIC PIERMONT / AFP

La présidente sortante de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, candidate à sa réélection en juin, a promis qu'elle ne ferait pas d'alliance avec les macronistes au 1er comme au second tours, après la controverse sur le retrait de la liste LaREM au profit de Renaud Muselier en Paca.

"Il ne faut pas faire d'alliance d'appareil (...) Je n'en ferai pas, ni au premier tour, ni au deuxième tour", a défendu Valérie Pécresse (Libres, ex-LR) sur LCI. "Je n'aurai pas d'alliance avec LaREM".

Pour Paca, le Premier ministre Jean Castex a annoncé lui-même ce dimanche un retrait de la liste LaREM au profit de Renaud Muselier. Ce dernier récuse toutefois tout "accord d'appareils", "alliance" ou "fusion".

"La droite a quelque chose à dire sur comment on gère une région, comment on gère un pays aussi", a ajouté Valérie Pécresse dont le nom circule comme possible candidate à l'élection présidentielle.

"En Ile-de-France, c'est LaREM qui s'effrite"

Le parti de la majorité présidentielle a investi le député du Val-de-Marne Laurent Saint-Martin dans la course à la présidence de la première région française à l'occasion du scrutin régional organisé les 20 et 27 juin.

Balayant l'hypothèse d'une alliance avec les "marcheurs", Valérie Pécresse a cependant fait valoir la présence sur sa liste de personnalités de droite qui soutiennent Emmanuel Macron comme Delphine Bürkli, la maire du IXe arrondissement de Paris, ou Frédéric Valletoux, le maire de Fontainebleau.

Elle a par ailleurs raillé la "maison commune" des partis centristes censés soutenir l'action d'Emmanuel Macron.

"En Ile-de-France, la maison commune est en train de s'effriter. Les Modem du terrain, les Agir du terrain m'ont rejointe. En Ile-de-France, c'est LaREM qui s'effrite", a-t-elle souligné.

À Paris, une menace à gauche

Interrogée sur l'équation politique à laquelle Renaud Muselier est confronté en Paca avec la sérieuse hypothèse d'une victoire du RN, Valérie Pécresse a fait valoir qu'en Ile-de-France, la "menace" n'était pas incarnée par le Rassemblement national mais par une "alliance de la gauche avec l'extrême gauche". Une alliance "avec des personnes avec des sympathies indigénistes, islamo-gauchistes, décroissantes. Le risque en Ile-de-France des extrêmes, il existe aussi, des extrêmes alliés à la gauche qui a perdu sa boussole républicaine", juge la présidente de Région.

Plusieurs listes de gauche sont en lice, celle d'Audrey Pulvar soutenue par le Parti socialiste, celle de Clémentine Autain (LFI-PCF) et celle emmenée par l'écologiste Julien Bayou.
Parmi une batterie de promesses en cas de nouveau mandat, Valérie Pécresse veut la création d'une banque régionale pour les jeunes avec des prêts sans caution pour les étudiants et des aides à la création d'entreprise.

Article original publié sur BFMTV.com