Régionales: pour Gérard Larcher, Emmanuel Macron "a fragmenté la démocratie"

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Gérard Larcher au Panthéon le 11 novembre 2020 (photo d'illustration) - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Gérard Larcher au Panthéon le 11 novembre 2020 (photo d'illustration) - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Emmanuel Macron a "une forme de responsabilité" dans le record d'abstention du premier tour des régionales car il a "fragmenté la démocratie", a accusé ce mercredi le président LR du Sénat Gérard Larcher.

"L'abstention me provoque un sentiment d'inquiétude, c'est un pays en souffrance, il faut entendre cette souffrance et je crois que le président de la République a une forme de responsabilité", a jugé sur LCI Gérard Larcher.

"A force d'avoir voulu faire du en même temps, ni gauche ni droite ,il n'y a plus de représentation. Alors à quoi ça sert de voter puisque il n'y a plus de choix? Il a fragmenté la démocratie", a-t-il ajouté. Le président du Sénat a aussi mis en cause la "verticalité incarnée par le Conseil de défense" et "une manière de faire campagne électorale sans le dire" d'Emmanuel Macron qui "a eu une défaite électorale" dans les urnes dimanche.

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L'abstention, une "crise de confiance" selon Larcher

"La démocratie est fragilisée parce qu'il y a une crise profonde du résultat depuis trois élections présidentielles", a-t-il complété.

Le taux d'abstention s'est élevé à 66,72%, un record pour une élection depuis le début de la Ve République, au premier tour des régionales, selon les chiffres définitifs communiqués mardi par le ministère de l'Intérieur. Pour Gérard Larcher, face à l'abstention, "les réponses qu'on doit apporter ce sont d'abord des réponses politiques avant d'être des réponses techniques", même s'il a cité "la double procuration" et "la réflexion sur la sécurisation du vote par Internet".

Pour affronter cette "formidable crise de confiance", il a plaidé pour la "clarification politique", en se réjouissant que pour le second tour dimanche, "les listes de la droite et du centre sont claires, elles n'ont pas opéré de fusion, n'ont pas opéré de confusion, elles sont sur leur ligne".

Le président du Sénat n'a exprimé "aucun regret" sur le maintien du scrutin en juin, malgré la crise sanitaire. "Quand les cinémas et restaurants rouvrent, que la vie repart, qu'on inaugure la nouvelle Samaritaine, on confinerait la démocratie encore? Non, le sujet c'est pas les dates, le sujet c'est le retour à une forme de confiance", a-t-il répondu.

Article original publié sur BFMTV.com

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