Régionales fixées en juin : "Ces annonces sont très prématurées, l'épidémie n'est pas contrôlée", déplore le chef du service de néphrologie de la Pitié-Salpêtrière

franceinfo
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Sur franceinfo ce mardi 13 avril, le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris s'est insurgé du maintien des élections régionales en juin, en proposant simplement de décaler le scrutin d'une semaine. Il demande aussi le renforcement des mesures à l'arrivée des personnes en provenance du Brésil, où l'épidémie est hors de contrôle.

franceinfo : Voter le 20 et le 27 juin comme le Premier ministre Jean Castex va le proposer, est-ce que c'est une bonne idée ?

Gilbert Deray : Je ne comprends pas comment on peut déjà nous indiquer qu'il y aura des élections en juin. Je ne comprends pas comment on peut parler de déconfinement alors que l'épidémie n'est absolument pas contrôlée. Comment peut-on savoir aujourd'hui ce que sera le niveau de l'épidémie fin juin ?

Il faudrait voter à l'automne ?

Je ne sais pas quand on devrait voter, mais ce que je sais, c'est que les annonces actuelles sont très prématurées. Ces annonces devraient être décalées à un instant où l'épidémie est sous contrôle. Quand on aura une vraie tendance, et pas une prédiction, à ce moment-là on mettra en place les procédures qui permettent de déconfiner, mais aussi la tenue des élections.

Faut-il s'inquiéter de l'arrivée de ces variants brésiliens en France ?

Absolument. Les variants brésiliens et sud-africains représentent environ 5% des cas en France. Cela démarre petit mais après cela peut être fulgurant, exponentiel. Il faut s'en inquiéter et prendre toutes (...)

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