Régionales: Castex annonce le retrait de la liste LREM en Paca au profit de LR

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Le Premier ministre Jean Castex a annoncé dimanche le retrait de la liste LREM au premier tour des élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, au profit du président LR sortant de la région, Renaud Muselier, dans un entretien au JDD.

La secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel, chef de file désignée par LREM dans la région, "et des représentants de la majorité parlementaire vont intégrer le dispositif conduit par Renaud Muselier", a précisé le chef du gouvernement, sous-entendant que les deux listes pourraient fusionner.

Contacté par l'AFP, M. Muselier a refusé de confirmer cette fusion, se contentant de "prendre acte" et de "se féliciter" de l'annonce du Premier ministre.

Jeudi, le président de la région Paca avait tendu la main à la majorité présidentielle, estimant que "le bon sens voudrait" que celle-ci "lui apporte son soutien". Dans cet appel, lors de sa première conférence de presse en tant que candidat à la réélection à la tête de la région, M. Muselier avait par avance refusé tout "accord d'appareil".

"La majorité présidentielle répond très favorablement à l'initiative de Renaud Muselier", lui a donc répondu le Premier ministre, dans le Journal du Dimanche, en parlant d'une "union" qui irait "bien au-delà d'accords d'appareils": "C'est un exemple de la recomposition politique", insiste le Premier ministre, en lançant un pavé dans une mare LR très divisée sur cette idée d'une alliance entre les deux partis pour les élections régionales des 20 et 27 juin.

Si cet appel du pied de Renaud Muselier aux Marcheurs est ainsi soutenue localement par le maire de Nice Christian Estrosi, à qui M. Muselier avait succédé à la tête de la région en mai 2017, ou par le maire de Toulon Hubert Falco, il est clairement refusé par Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes mais également président de la commission nationale d'investiture LR pour ces régionales.

"Ils ont osé l'inacceptable", a dénoncé M. Ciotti dimanche matin sur Twitter, en exprimant "son immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos". "Ce matin je pense à la France qui mérite tellement mieux, ainsi qu'à nos militants et à nos électeurs, trahis dans leurs convictions. (...) Je le savais, dès avant le premier tour de la présidentielle, ils préparaient leur mauvaise soupe sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche", a insisté le député, sans jamais nommer M. Muselier.

"C'est un accord pour des élections régionales, il est prématuré de parler d'autres échéances", a répondu par avance M. Castex dans le JDD.

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