Régionales: les candidats en Ile-de-France s'affrontent sur la gratuité des transports

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Le candidat écologiste à la présidence de la région Île-de-France Julien Bayou a réfuté la possibilité financière d'une gratuité totale des transports en commun, comme le propose la candidate socialiste Audrey Pulvar - KENZO TRIBOUILLARD © 2019 AFP
Le candidat écologiste à la présidence de la région Île-de-France Julien Bayou a réfuté la possibilité financière d'une gratuité totale des transports en commun, comme le propose la candidate socialiste Audrey Pulvar - KENZO TRIBOUILLARD © 2019 AFP

Les candidats aux élections régionales en Ile-de-France se sont affrontés ce mercredi soir sur la question sensible de la gratuité des transports en commun, mesure phare de la candidate soutenue par le Parti socialiste, lors d'un débat sur France 3 Ile-de-France.

Clémentine Autain, candidate pour LFI, a considéré que cette gratuité lui paraissait "juste", mais "je veux qu'on tienne debout" et que Ile-de-France mobilités, l'autorité des transports gérée par la région, ait "suffisamment d'argent pour investir".
Pour le candidat écologiste Julien Bayou, "en matière de transport, le 'en même temps' ça n'existe pas, vous ne pouvez pas faire en même temps le Charles de Gaulle Express (ligne directe qui reliera Paris et l'aéroport Charles de Gaulle) et la modernisation absolument cruciale" des RER. De même, "malheureusement non, évidemment", on ne peut pas faire en même temps "la rénovation et la gratuité", a-t-il jugé.

"Une illusion anti-écologique"

"La gratuité, c'est une illusion anti-écologique", a estimé la présidente sortante et favorite des sondages Valérie Pécresse (ex-LR, Libres), estimant qu'il faudrait "4 milliards de plus pour la financer, et qu'il n'y aura pas une voiture de moins sur la route".
Mais pour Audrey Pulvar, la candidate soutenue par le PS, la gratuité des transports ne signifie pas "toucher à l'investissement", qui reste "garanti", notamment par "la mise en place d'une fiscalité écologique", possible par la loi Climat, "notamment sur le transport routier de marchandises". Valérie Pécresse a par ailleurs insisté sur "l'urgence financière" du "trou dans la caisse liée à la crise Covid", avec "1,3 milliard de baisse de recette en 2021", soulignant avoir demandé au gouvernement "un plan de renflouement". "Je comprends parfaitement que l'État doive venir en dernier prêteur ou en dernier compensateur, quand les autorités organisatrices de mobilités ne peuvent plus avoir leur recette (...), on l'a fait en 2020 et si ce soir vous voulez mon engagement qu'on le refera en 2021, je vous le donne", a répondu Laurent Saint-Martin, candidat de la majorité présidentielle, et par ailleurs rapporteur du budget.

Enfin Wallerand de Saint-Just, candidat sur la liste du RN Jordan Bardella qui n'a pas participé à l'émission, s'est opposé une nouvelle fois "à la question beaucoup plus irritante" de "la gratuité pour les clandestins", visant une mesure d'aide aux transports existante en faveur des sans-papiers.

Article original publié sur BFMTV.com