En région parisienne, la police enquête sur une série de cambriolages à l'acide

Depuis le mois de juillet, un mystérieuse équipe de cambrioleurs agit dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. - Pixabay
Depuis le mois de juillet, un mystérieuse équipe de cambrioleurs agit dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. - Pixabay

"C'est super inquiétant de prendre conscience qu'on peut forcer votre porte sans que personne ne s'en rende compte". Auprès du Parisien, Pierre, 56 ans, raconte que son domicile de Versailles (Yvelines) a été cambriolé alors qu'il était parti en vacances en Bretagne. Si ces faits ne sont pas rares en période d'été, le mode opératoire utilisé cette fois-ci l'est davantage.

Comme l'expliquent nos confrères, depuis le début du mois de juillet, une équipe de cambrioleurs sévit dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines en insérant un produit liquide corrosif dans les serrures. L'objectif: que la porte dont le système de fermeture a été endommagé s'ouvre plus facilement et plus discrètement.

"Ce produit, qui pourrait être de l'acide ou de l'azote liquide, entraîne une détérioration du système de fermeture et permet aux malfaiteurs d'ouvrir en glissant un outil à l'intérieur sans endommager la porte", détaille un policier auprès du Parisien.

Une équipe de cambrioleurs expérimentés

Derniers faits en date, dans les Hauts-de-Seine: alors qu'elle revenait elle aussi de congés, une personne a signalé le cambriolage de son appartement dimanche soir à Boulogne-Billancourt. Les voleurs, qui semblent également avoir utilisé le fameux produit, ont dérobé un butin estimé à 5000 euros.

"Ces malfaiteurs [...] ne ciblent que l'argent et les bijoux", précise un fonctionnaire auprès de nos confrères, qui ajoute que les cambrioleurs semblent constituer un groupe de "délinquance organisée".

Incertitudes sur le profil des voleurs

Si les investigations suivent leur cours, menées par les groupes anti-cambriolages des commissariats, aucun suspect n'a pu être interpellé pour l'heure. Les enquêteurs tâtonnent encore à identifier le profil des coupables.

"On ne sait pas s'il s'agit de vieux routiers du vol par effraction, d'un bande originaire d'Europe de l'Est ou d'une cité parisienne", commente un policier, toujours auprès du Parisien.

Si des relevés d'empreintes génétiques sont réalisés dans les appartements et maisons cambriolés, les enquêteurs comptent surtout sur un faux pas des coupables: la plupart du temps, les voleurs finissent par être interpellés grâce à l'appel d'un voisin vigilant ou de sociétés de vidéosurveillance.

Article original publié sur BFMTV.com