Dans la région de Lougansk, les Russes affichent leur confiance devant la presse

Moscou pilonnait encore et toujours, samedi 11 juin, la ville-clé de Severodonetsk, pour en arracher le contrôle total. Mais l'épuisement des munitions se fait de plus en plus sentir, surtout du côté ukrainien, très dépendant de l'aide militaire occidentale. RFI s'est rendue avec l'armée russe dans la région de Lougansk, autre ville-clé où les forces pro-russes avancent très lentement. Russes et pro-Russes souhaitent, à l'heure où les Ukrainiens réclament désespérément des armes, afficher leur confiance.

Avec notre envoyée spéciale à Lougansk, Anissa El Jabri

À l'intérieur : des étincelles de feu, du métal en fusion et d'immenses pinces géantes en fer qui transportent, rougeoyantes, des plaques en acier. À l'extérieur, d'immenses tuyaux colorés et des cuves.

Huit usines métallurgiques composent au total l'immense groupe qui se partage entre les régions Lougansk et de Donetsk, l'une des fiertés de ce bassin minier qu'est le Donbass.

Dans la partie tenue par des séparatistes pro-russes depuis 2014, dans ces usines métallurgiques qui font l'identité locale, alors que les combats font rage au dehors, l'armée russe veut démontrer que son opération spéciale, comme dit le Kremlin, n'empêche pas l'activité économique, voire que le futur régional va ouvrir de nouvelles opportunités.

« Marioupol n'a pas encore retrouvé sa capacité totale de transport »

Evgeny Yurchenko, directeur général de ce complexe minier et métallurgique.

Les travailleurs de Marioupol et de son usine Azovstal, détruite, viennent notamment remplacer les quelque 2 000 ouvriers, dit Evgeny Yurchenko, qui sont partis au front.

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