Comment un régime riche en graisses rend des cellules cancéreuses invisibles

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Ce n’est plus une découverte : un régime riche en graisse favorise l’apparition de tumeurs malignes. Une nouvelle étude révèle qu’il peut par ailleurs aussi aider au camouflage de ces dernières.

Le gras oui, mais avec parcimonie. Car les preuves de son implication, lors d'une consommation excessive, dans l’apparition de certains cancers ne manquent pas, notamment par un ou par un mécanisme d' du système digestif. Mais pourquoi les cellules immunitaires restent-elles globalement passives face à l’initiation et la progression de certaines tumeurs ? Une étude, publiée le 4 novembre 2021 dans le magazine , et réunissant plus de 30 chercheurs, apporte un élément de réponse.

La reconnaissance des antigènes

Chacune de nos cellules présente à sa surface des "marqueurs d’identité", véritable carte d'identité, qui permettent aux cellules de se reconnaître et d’agir en conséquence. Lorsqu’une cellule est malade ou devient inapte, elle présente des marqueurs, principalement CMH-II, qui l’identifient comme antigène, c’est-à-dire comme un élément à détruire. Les lymphocytes T reconnaissent alors ce marqueur et procèdent, avec des renforts, à son élimination. C'est ce mécanisme de l’immunité, en évitant la formation d’un amas de cellules pouvant dégénérer, qui permet de lutter contre l'initiation d’une tumeur. Mais voilà : certaines cellules ont une identité brouillée.

Une pièce d'identité illisible

Des tests menés par l’équipe de Semir Beyaz, l'un des auteur de l'étude affilié à l'Université de Cambridge (Angleterre), ont révélé que les souris qui possédaient un régime riche en graisses avaient des niveaux de CMH-II quasi inexistants au sein de leurs cellules intestinales contrairement aux souris témoins. Et pour cause, les chercheurs se sont aperçus que certaines bactéries, présentes dans le microbiote des rongeurs témoins mais bien peu chez les autres, pouvaient favoriser l’expression du marqueur CMH-II. Le type d’alimentation, qui est étroitement liée à la santé et à la population du microbiote, a donc un impact sur l'activité de ces marqueurs et ainsi sur la réponse immunitaire.

Dans le cas des souris nourries avec un régime alimentaire gras, les cellules faibles [...]

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