Régime, rebelles, processus de transition… quelles conséquences en Syrie ?

Libération.fr

Si elles restent sans suite, les frappes contre le régime ne changeront rien au rapport de force militaire. En revanche, le sort de Bachar al-Assad est à nouveau posé, redonnant de l’espoir à l’opposition.

Une opposition politique ravie, des groupes rebelles satisfaits, des formations jihadistes silencieuses, et un régime furieux. Aucune des forces impliquées dans la guerre en Syrie n’avait anticipé les frappes lancées par le président américain Donald Trump, dans la nuit de jeudi à vendredi, contre le site d’Al-Shayrat.

Quelles conséquences sur le régime de Bachar al-Assad ?

Informés de l’imminence de l’attaque américaine par Moscou, les principaux responsables du régime syrien auraient évacué leur famille vers le Liban dans la nuit de jeudi à vendredi. Cette rumeur qui circule à Damas reflète la secousse dans le camp de Bachar al-Assad, qui avait pu se rassurer sur son sort depuis quelques mois. Le dictateur syrien en était même venu à envisager, dans une récente interview, un rapprochement avec l’administration Trump, mobilisée exclusivement contre les jihadistes de l’Etat islamique. Mais après la «frappe stupide, irresponsable et de courte vue», selon le communiqué de la présidence syrienne, les médias officiels syriens ont dénoncé une complicité américaine avec Daech. Affirmant sa détermination à poursuivre sa guerre contre le terrorisme et «ses complices», le régime de Damas s’emploie à minimiser la portée militaire et politique de la frappe. Sur les réseaux sociaux, des comptes non officiels de militaires syriens dénoncent le mensonge du régime sur le nombre de victimes (sept soldats officiellement) et les pertes de l’aviation. Il y aurait plus de 40 morts, selon eux, et des dégâts bien plus importants que déclarés.

Le souci d’afficher la force et l’unité du pays autour de lui était perceptible dans le discours du régime, qui craint les défections dans ses rangs. «Les prêches de la prière de ce vendredi à Damas ont condamné l’agression américaine», affirme (...)

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