«Le régime est devenu encore plus féroce» : en Iran, le moindre contact avec l'étranger peut être réprimandé

L'Iran peut-il basculer dans la révolution ? Cela fait plus d’un mois que les manifestations iraniennes se poursuivent, plus d’un mois que Mahsa Amini , une jeune femme kurde de 22 ans, a été arrêtée par la police des mœurs pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique qui oblige notamment les femmes à porter le voile. Ce soulèvement a reçu le renfort des hommes, souvent des étudiants, pour réclamer davantage de liberté. De quoi faire vaciller le pouvoir qui tremble sur sa base mais reste soutenu par l'armée. Dans ces conditions, les religieux répriment brutalement la moindre prise de parole, la moindre interview avec un média étranger.

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Le simple envoi d'un sms vers l'étranger peut entraîner une peine de prison

Le simple envoi d'un message vers l'étranger évoquant le mouvement de protestation ou le partage sur les réseaux sociaux de vidéo de manifestation, peut valoir à un habitant d'être accusé de rébellion ou de trahison aux yeux de la loi iranienne comme l'explique la sociologue Mahnaz Shirali. "Aujourd'hui, on sait que le régime est devenu encore plus féroce. Et quand il arrête les jeunes qui arrivent à dépasser la censure et à poster à l'extérieur du pays, ils encourent de longues années de prison avec de la torture à l'intérieur de prison", affirme-t-elle au micro d'Europe 1.

 

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