Réfugiés somaliens au Kenya: situation critique dans le camp de Dadaab

© FEISAL OMAR/REUTERS

Un million, c’est le nombre de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse depuis le début de l’année selon le HCR. La plupart fuient dans leur pays, d’autres dans les pays voisins. Dans le camp de déplacés de Dadaab, dans le nord du Kenya, 300 nouveaux déplacés somaliens arrivent chaque jour, soit 20 000 personne de plus ces deux derniers mois. Résultat : des humanitaires sous pression et des conditions de vie qui se dégradent.

avec notre correspondante à Nairobi, Florence Morice

Cela faisait longtemps que le camp de déplacés de Dadaab n’avait plus accueilli autant de réfugiés, témoigne Jamin Kusuania, en charge du plaidoyer au sein de l’ONG International Rescue Committee (IRC).

« C'est la première fois depuis six ans que nous assister à des arrivées massives à Dadaab. A ce rythme on s’attend à recevoir encore plus de gens que lors de la famine de 2011-2012. »

À Dadaab, la surpopulation et le manque de financement sont des problèmes chroniques, accentués par ce nouvel afflux de réfugiés, particulièrement vulnérables, souvent peu ou pas vaccinés, souvent et parfois malnutris.

« Il est difficile de dire exactement combien parmi ceux qui arrivent souffrent de malnutrition aigüe, mais c’est très répandu. C'est l'un des principaux problèmes que nous rencontrons ».

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