Réfugié à Madrid, le Vénézuélien Leopoldo Lopez qualifie Maduro d’«assassin»

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Leopoldo Lopez a donné une conférence de presse mardi 27 octobre à Madrid, où il s’est réfugié après avoir quitté son pays.Après une rencontre avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, l'opposant a souligné qu'il travaillait toujours avec le chef de l'opposition Juan Guaido et a violemment critiqué le président Nicolas Maduro, qualifié d’« assassin ». Il promet de « sortir le Venezuela de la dictature ».

« Aujourd’hui nous pouvons dire clairement que Nicolas Maduro est un assassin. Et je le précise pour ceux qui ne sont pas vénézuéliens, ce n’est pas une exagération : il a ordonné que sa police et ses groupes paramilitaires armés sortent tuer des gens », a lancé l’opposant mardi 27 octobre à Madrid, mentionnant un rapport de l’ONU publié en septembre.

Selon les Nations unies, le président vénézuélien Nicolas Maduro ainsi que des membres de son gouvernement seraient à l’origine de possibles crimes contre l’humanité.

Mentor du chef de l’opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, Leopoldo Lopez était déjà barricadé dans la résidence de l’ambassadeur espagnol à Caracas depuis 18 mois,avant de quitter le Venezuela dimanche 25 octobre.

« Disparition forcée » de trois collaborateurs de l'opposition

Depuis la fuite de Leopoldo Lopez, trois collaborateurs de l’opposition ont « disparu », s'est indigné Juan Guaido mardi 27 octobre. « Le journaliste Roland Carreño ainsi que Yeferson Sarcos et Elias Rodriguez ont disparu depuis plus de 12 heures », a tweeté le président du Parlement.

Le Collège national des journalistes (CNP) a assuré de son côté que Roland Carreño « est détenu » au siège du Service bolivarien de renseignement national, dans la capitale Caracas.

Selon le ministre de la Communication et de l'Information vénézuélien Freddy Nañez, le journaliste « a reconnu sa participation dans des délits contre l'ordre constitutionnel visant à remettre en cause la paix de la République », a-t-il écrit sans mentionner Yeferson Sarcos ni Elias Rodriguez.

Washington, principal soutien à Juan Guaido, a dénoncé la « disparition forcée » de Roland Carreño, coordinateur opérationnel de Voluntad Popular, le parti de Leopoldo Lopez dont est issu Juan Guaido.

(Avec AFP)